Progéniture
5. Je doute qu'où rencontre ailleurs une peinture plus vite, une éloquence plus énergique. Un poète de nos jours»
qui sans doute n'avait pas lu d'Aubigné, et dont le talent présente plus d'une analogie avec le terrible Archiloqne du xvie siècle, M. Auguste Barbier, semble avoir été inspiré par la mêttMf ftmse, lorsqu'on présence de l'émeute qui grondait dâfts nos mes , il s'est éerié i
Patrie 1 ab 1 si les cris de ta voix éplerée N'ont plus aucun pouvoir sur la foule égarée; Si tes gémissements ne sont plus entendus, Lés mamelles aux vents et les bras étendus, Hère désespérée, eu ta douleur antique.
Viens, retrousse à dieux mains ta flottante [tunique, Et montre aux glaives nus de tes fils irrités Les flaucs, les larges flancs qui les ont tous [portés.
Les mêmes passions inspirent le même langage , et U serait curieux de rechercher, dans les Tragiques, les points de contact entre d'Aubignê et les au-
teturs de* ïambes ou de la Némésh ; ne serait-on pas tenté d'attribuer à M. Barthélémy les deox vers qu'on va lire :
J'en ai rougi pour vous quand l'acier de mes [cers Birtnolt votre histoire soi veut de l'auhers.
aussi bien que ceui-ci :
Preste-moi, vérité, ta pastorale (ronde;? Que j'enfonce dedans la pierre la plus ronde Que je pourrai trouver, et que ei Caillou rond Da vice Goliath s'eacb&sse dans le front.
On trouve là ces métaphores hasardées, ces accouplements de mots qui passent de nos jours pour des nouveautés hardies et qui ne sont que, des archaïsmes.