‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 485 sur 559 · m momie, rien de mortel. levo · texte numérisé non relu

m momie, rien de mortel. levo

Le soleil n'est pas faict d'une estoffe * si claire9;

L'amas de tous vivans en attend justement

La désolation ou le contentement.

Les bons du Sainct-Esprit sentent lé têsmoignage,

L'aise leur saute au cœur, et s'espand au visage;

Car, s'ils doivent8 beaucoup, Dieu leur en a faict doa s

Ils sont vestus de blanc et lavez de pardon*

0 tribus de Juda ! vous estes à la dextre ,

Edom, Moab, Agar, tremblent à la senestre*;

Les tyrans, abattus, pasles et criminels,

Changent leurs vains honneurs aux tourmenta éternel:?.

Ils n'ont plus sur le front la furieuse audaoe j

Ils souffrent en tremblant l'impérieuse face*

Face qu'il ont frappée, et remarquent assez *

Le chef, les membres saincts qu'ils avoient transpercez.

Ils le virent lié, le voicy les mains hautes ;

Ces sévères sourcils ont accusé leurs fautes.

Ores** viennent trembler à Cet acte dernier7

Les condamneurs8 aux pieds du juste prisonnier,

Voicy le grand héraut d'une estraiïge nouvelle*

Le messager de morfc, mais de mort éternelle.

Qui se cache? qui fuit devant lès yeux de Dieu?

Vous, Caïns fugitifs, où trouverez-vous lieu ô?

Quand vous auriez les vents soufflant sous vos aisselles^

Ou quand l'aube du jour vous presteroit ses aisles,

Si les monts vous ouvroient le plus profond rocher,

SI les ombres vouloient dans la nuict vous cacher,

Vous enceindre10, la mer* vous enlever, la nue,

Vous ne fuirez de Dieu ny le doigt ny la veue.

Poinct n'esclaire aux enfers l'aube " de l'esperàncè *-.

I. Cette expression signifiait alors 6. Maintenant. êubstaneet élément. Uce jugement dernier.

î . Si brillante. $4 (je mot D»e8t plai , iaD8 ny^,

3. S'ils ont des dettes, la remise 9, Un asile contre la colère céleste* leur en est faite. D'Àubigné est cal- { SoU5ienlende* : «f la mer Mfl- Viniste, et croit que le saint Tient de ...

la grâce. *««•••

. "' » 11. Aube {de alba„ le ciel blanchit

Page 1