m momie, rien de mortel. levo
Le soleil n'est pas faict d'une estoffe * si claire9;
L'amas de tous vivans en attend justement
La désolation ou le contentement.
Les bons du Sainct-Esprit sentent lé têsmoignage,
L'aise leur saute au cœur, et s'espand au visage;
Car, s'ils doivent8 beaucoup, Dieu leur en a faict doa s
Ils sont vestus de blanc et lavez de pardon*
0 tribus de Juda ! vous estes à la dextre ,
Edom, Moab, Agar, tremblent à la senestre*;
Les tyrans, abattus, pasles et criminels,
Changent leurs vains honneurs aux tourmenta éternel:?.
Ils n'ont plus sur le front la furieuse audaoe j
Ils souffrent en tremblant l'impérieuse face*
Face qu'il ont frappée, et remarquent assez *
Le chef, les membres saincts qu'ils avoient transpercez.
Ils le virent lié, le voicy les mains hautes ;
Ces sévères sourcils ont accusé leurs fautes.
Ores** viennent trembler à Cet acte dernier7
Les condamneurs8 aux pieds du juste prisonnier,
Voicy le grand héraut d'une estraiïge nouvelle*
Le messager de morfc, mais de mort éternelle.
Qui se cache? qui fuit devant lès yeux de Dieu?
Vous, Caïns fugitifs, où trouverez-vous lieu ô?
Quand vous auriez les vents soufflant sous vos aisselles^
Ou quand l'aube du jour vous presteroit ses aisles,
Si les monts vous ouvroient le plus profond rocher,
SI les ombres vouloient dans la nuict vous cacher,
Vous enceindre10, la mer* vous enlever, la nue,
Vous ne fuirez de Dieu ny le doigt ny la veue.
Poinct n'esclaire aux enfers l'aube " de l'esperàncè *-.
I. Cette expression signifiait alors 6. Maintenant. êubstaneet élément. Uce jugement dernier.
î . Si brillante. $4 (je mot D»e8t plai , iaD8 ny^,
3. S'ils ont des dettes, la remise 9, Un asile contre la colère céleste* leur en est faite. D'Àubigné est cal- { SoU5ienlende* : «f la mer Mfl- Viniste, et croit que le saint Tient de ...
la grâce. *««•••
. "' » 11. Aube {de alba„ le ciel blanchit