A la gauche. au crépuscule du matin
6. Ne voient que trop. . 1 J. C'est le commentaire de l'inscrip-
Transis S désespérez, il n'y a plus de mort Qui soit pour vostre mer des orages le port : Que si vos yeux de feu jettent l'ardente veue A l'espoir * du poignard, le poignard plus ne tuo. Que la mort (direz- vous) estoit un doux plaisir ! La mort morte ne peut vous tuer, vous saisir. Voulez-vous du poison? en vain cet artifice : Vous vous précipitez, en vain ce précipice : Gourez au feu brusler, le feu vous geslera : Noyez-vous, l'eau est feu , l'eau vous embrasera : La peste n'aura plus de vous miséricorde : Estranglez-vous, en vain vous tordez une corde : Criez après l'enfer, de l'enfer il ne sort Que l'éternelle soif de l'impossible mort ••
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Sire, vostre Citron * qui couchoit autrefois Sur vostre lit sacré, couche ores • sur la dure ; C'est ce fidèle chien qui apprit de nature A faire des amis et des traistres le choix*
C'est luy qui les brigands effroyoit de sa voix, Des dents, les meurtriers. D'où vient donc qu'il enduro
tion de Dante : Lateiate ogni spe- passage du roi voyageant i Agen. le
rama. poète fait ici allusion, i l'ingratitude
t. De tratutre, aller an delà, «ou- do Béarnais,
rfr; par extension , être glacé de V°IC» un« anecdote txrht des Mi-
froid, etc. moires de d'Aubigné. Etant un jour
* 'r. x \ x «* „i». «-!->. couché dans la garde-robe de son mai-
î. C à d. espérant mettre fin à vos ès da g.*ur de ,a fl w
jours par le poignard. dit . * u Force> n0tf6 maître e$t on
3. Jamais d'Aubigné n'a montré pins ladre vert, et le pins ingrat mortel qui y d'énergie, et s'il s est surpassé comme 80»t sur la terre. » A quoi l'autre ré-
poëte, c'est qu'il n'avait, contre la fé- pond en sommeillant : « Que dis-tn,
lonie et la corruption de se» conlem- d'Aubigné? » —Le roi, qui avait en-
porains, d'antre recours que les peines teudu ce dialogue ; « Il dit que je suis
de l'antre vie. Gonflant dans l'éternelle un ladre vert, et le plus ingrat des
justice, parce qu'il croyait à l'existence hommes. ■ L'écuyer fut confus , mais
de Dieu, le triomphe des méchants était son maître, qui du reste ne lui donna
ft ses yeux le gage assuré de leur puni- pas un écu, ne lui en voulut pas. tion à venir.
4. Ce sonnet fut, dit-on, attaché au *• ?9£ d'an chien <& W *MÎt * cou du chien Citron, qui avait appar- Henri Iy*
t*nu à Henri IV, et que l'on mit sur le «. Maintenant
La faim, le froid, les coups, les desdaius et linjuro, Paiement coustumier du service des rois?
Sa fierté, sa beauté, sa jeunesse agréable, Le fit chérir de vous, mais il fut redoutable A tous vos ennemis par sa dextérité.
Courtisans, qui jettez vos desdaigneuses veûes * Sur ce chien délaissé, mort de faim par les rues ? Attendez ce loyer2 de la fidélité.
C0NF1TEOB
A Dieu
Si je me désguisois, tes clairs yeux sont en moi 3t Ces yeux qui peuvent tout et desfont toutes ruses, Qui pourroit s'excuser, accusé par son Roi ? Je m'accuserai donc, afin que tu m'excuses.
Père plein de douceur, comme aussi juste Roi, Qui de Grâce et de Loi tiens en main les balances *. Comment pourrai-je faire une paix avec toi , Qui4* ne puis seulement faire trêve aux offenses6?
Je suis comme aux enfers 7 par mes faits vicieux ; Je suis noir et sanglant par mes péchés; si, ai-jea Les ailes de la foi pour revoler aux cieux , Et Peau de Siloé9 me blanchit comme neige.
Exauce-moi du ciel, seul fort, bon, sage, et beau, Qui donne au jour le clair et le chaut10 à la flamme, L'estre à tout ce qui est, au soleil son flambeau , Moteur du grand mobile ", et ame de toute ame.
i. Regards. 7. Mes fautes me damnent.