‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 489 sur 559 · LB BBNABD , M LOUP HT LE CHEVAL · texte numérisé non relu

LB BBNABD , M LOUP HT LE CHEVAL

Un renard jeune eneof, quoique des ptos madrés, Vit le premier cheval qu'il eût vu de m vie. Ii dit à certain loup , franc novice t • Accou* Un anima) patt dans nos pria, [rez,

Beau, grand, j'en ai la -vue encor tonte ravie.

— Est-il plus Tort que nous? dit le loup en

Fais-moi son portrait, je te prie, [riant.

— Si j'étais quelque peintre ou quelque étu-

diant, RcpaïUt le renar i9 j'avancerais ta joie

Que vous aurez eu le voyant. Mais venez, que sait-On 1 Peut-être est-ce une Que la rortsn« nods envoie. • [pr»i« Ils vont; et lo cheval , qu'à l'herbe on avait fais* Assez peu eorieux de semblables amis, Fut presque sur le point d'enBler la veaello. « Seigneur, dit le renard, vos humbles servi- [leur* Apprendraioot volontiers eomneat on vous [appelle. »

Le eheval, qui n'était déponrva de cervelle, Leur dit : « Lisez mon noa ; vous le potrvex, [messieurs :

Mon cordonnier Ta mis autour de an sa* [malle. > Le renard s'excusa sur son pen de savoir s a Mes parents, reprit-il, ne m'ont point fait [instruire:

Ils sont pauvres, et n'ont qu'un trou pour toat [a vois.

Ceux du loup, gros messieurs, l'ont fait ap- [prendre à lire. »

Le loup, par ce discours flatté.

S'approcha ; mais sa vanité Lui coûta quatre dents : le cheval loi des- Pierre Un coup, et haut le pied, voilà mon loup par Mal en point, sanglant et gaie, [terre, • Frère, dit le renard, eeci nous justifie Ce que m'ont dit des cens d'esprit I Cet animal vous a sur la mâchoire écrit Que de tout inconnu le sage se oéfie. a

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tlapîn, Iô favori d'Apollon et des Muses,

Pendant qu'en leur métier jour et nuit tu t'amusos ,

Et que d'un vers nombreux, non encore chanté \

Tu te fais un chemin à l'immortalité,

Moi, qui n'ai ni l'esprit ni l'haleine assez forts

Pour te suivre de près et te servir d'escorte»,

Je me contenter»}, sans me précipiter,

D'admirer ton labeur, ne pouvant l'imiter J

Et, pour me satisfaire * au désir qui me reste,

De rendre cet hommage à chacun manifeste.

Par ces vers j'en prends acte 6, afin que l'avenir

De moi, par ta vertu, se puisse souvenir * ;

Et que cette mémoire 7 à jamais s'entretienne,

Que ma muse imparfaite eut en honneur ta tienne i

Et que si j'eus l'esprit d'ignorance abattu ,

Je l'eus au moins si bon, que j'aimai ta vertu :

Contraire à ess rêveurs 9 dont la muse insolente,

Censurant les plus vient, arrogammeiit savante

De réformer les ters, 1*00 les tiens seulement,

Mais veulent déterrer les Grée* du monument»,

Les Latins, les Hébreux, et toute l'antiquaille *♦,

Et leur dire è tetif nés qu'ils n'eut rien fait qui vaille.

Ronsard en son métier11 n'ôtoit qu'un appréntif **,

Il avoit le cerveau fantastique " et rétif** *

Desportes n'est pas net ; Du Bellay trop facile s

1 . ÊUipt* ftt «S pàêté *gté*bt«, tbU ri dédaigneusement l'école de Rofllaid, laboratétff de ti Mètiïppèé; mti et Desportes, l'oncle de fegstêf}*

en 1608. 9. Du tombeau.

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