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5. Dont il n'est plus question. Set trompeuses faveurs, ses appas iaeoasUes;
6. Ne se laissant pas manier docile- Mâto °" "• ,M ""* «■• «■!■* u •'«
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7. N'ayant rien de Use, pas d'é- [Wlw, ouilibre. Qa'oa erelt avoir ponr soi les vents et les
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•• Quelle française d'expression II est bien mêlait de refier ses désire;
dans cm vers qu'envierait Molière I u plus sage s'endort sor la fol des aipkjrf,
Voir tout, congnoistre tout, d'un œil tousjours égal ; Manier dextrement les desseins de nos princes; Respondre à tant de gens de diverses provinces; Estre des estrangers pour oracle tenu ; Prévoir tout accident avant qu'estre advenu ,• Destourner par prudence une mauvaise affaire, Ce n'est pas chose aysée ou trop facille à faire. Voylà comme on conserve avecq* le jugement Ce qu'un autre dissipe et perd imprudemment '. Quand on se brusle au feu que soi-mesme on attise, Ce n'est point accident, mais c'est une sottise. Nous sommes du bonheur de nous-mesme artisans, Et fabriquons nos jours ou fascheux 3 ou plaisans. La fortune est à nous, et n'est mauvaise ou bonne Que selon qu'on la forme, ou bien qu'on se la donne.
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A M. le marquis de Oeuvres
Marquis, que dois-je faire, en cette incertitude?
Dois-je, las de courir, me remettre à l'étude,
Lire Homère, Aristote, et, disciple nouveau,
Glaner 8 ce que les Grecs ont de riche et de beau,
Reste de ces moissons que Ronsard et Desportes
Ont remporté du champ sur leurs épaules fortes *,
Qu'ils ont, comme leur propre 5, en leur grange entassé,
Égalant leurs honneurs aux honneurs du passé?
Ou si, continuant à courtiser mon mattre,
Je me dois jusqu'au bout d'espérance repaître?
Nous vivons à tâtons • ; et, dans ce monde-ci,
Souvent avec travail on poursuit du souci;
Car les dieux, courroucés contre la race humaine,
Ont mis avec les biens la sueur et la peine.
Le monde est un brelan T où tout est confondu :
I. En lisent ces yen, on pense à 4. On sait que l'école de Ronsard
Sully, à Richelieu, à Colbert et aux dévalisa les Grecs et les Latins,
grands ministres. 5. Lear bien propre; non, ils ne se
t. Ces deux mots n'ont plas aujour- sont pas approprié ces emprunts,
d'hui le relief d'autrefois. Leur sens tf. L'expression n'a pas vieilli.
l'est effacé, ou du moins atténué. 7. Ce mot> qni ul ^]giir9 ti si.
3. Glaner se disait glanare au *• siè- gnifle tripot, s'appliqua d'abord à un
de (peut-être de granum). jeu qu'on jesait ave» trois cartes.
Tel pense avoir gagné qui souvent a perdu, Ainsi qu'en une banque l où par hasard on tire; Et qui voudroit choisir souvent prendrait le pire. Tout dépend du destin, qui, sans avoir égard, Les faveurs et les biens en ce monde départ3.
Mais, puisqu'il est ainsi que le sort nous emporte,
Qui voudroit se bander* contre une loi si forte?
Suivons dono sa conduite en cet aveuglement :
Qui pèche avec le ciel pèche honorablement;
Car penser s'affranchir, c'est une rêverie4;
La liberté par songe en la terre est chérie :
Rien n'est libre, en ce monde, et chaque homme dépend,
Comtes, princes, sultans, de quelque autre plus grand.
Tous les hommes vivants sont ici-bas esclaves;
Mais, suivant ce qu'ils sont, ils diffèrent d'entraves';
Les uns les portent d'or, et les autres de fer;
Mais, n'en déplaise aux vieux*, ni leur philosopher',
Ni tant de beaux écrits qu'on lit dans leurs écoles,
Pour s'affranchir l'esprit, ne sont que des paroles.
Au joug nous sommes nés, et n'a8 jamais été
Homme qu'on ait vu vivre en pleine liberté.
En vain, me retirant enclos en une étude, Penserois-je laisser le joug de servitude; Étant serf du désir d'apprendre et de savoir, Je ne ferai sinon que changer de devoir; C'est l'arrêt de nature; et personne, en ce mondo, Ne saurait contrôler sa sagesse profonde. Puis, que peut-il servir aux mortels ici-bas, Marquis, d'être savants ou de ne l'être pas ? Si la soience pauvre, affreuse et méprisée, Sert au peuple de fable, aux plus grands de risée, Si les gens de latin 9 des sots sont dénigrés 10, Et si l'on est docteur sans prendre des degrés11?