‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 508 sur 559 · Dont les grègues sont percées aux · texte numérisé non relu

Dont les grègues sont percées aux

5. Cen est pour mourir est une de genoux, et le pourpoint (substantif ces locutions des petits maîtres dont se verbal de l'ancien verbe pourpoindre, moqne Régnier. piquer, broder) aux coudes.

6. Au milieu du xr?« siècle, le mot 9. De l'italien mina (air, contenance). grimoire n'était pas encore distinct du De là vient minauder, minois.

mot grammaire ; on le prononçait gra- 10. De même qu'on dit eu bon point mare,ei il signifiait parler latin (gram- (embonpoint).

RBONÏER

Cependant sans souliers, ceinture, ny cordon,

L'œil farouche et troublé, l'esprit à l'abandon f,

Vous viennent accoster* comme personnes yvres,

Et disent pour bon-jour, « Monsieur, je fais des livres,

On les vent au Palais*, et les doctes du temps

A les lire amusez, n'ont autre passe-temps v. »

De là, sans*vous laisser, importuns ils vous suivent,

Vous alourdent* de vers, d'allégresse6 vous privent,

Vous parlent de fortune, et qu'il7 faut acquérir

Du crédit, de l'honneur, avant que de mourir;

Hais que pour leur respect * l'ingrat siècle où nous sommes,

Au prix de la vertu n'estime point les hommes :

Que Ronsard, du Bellay, vivants ont eu du bien,

Et que c'est honte au Roy de ne leur donner rien*.

Puis, sans qu'on les convie 19, ainsi que vénérables,

S'assient en Prélats les premiers à nos tables,

Où le caquet leur manque11, et des dents discourant,

Semblent avoir des yeux regret au demeurant ".

Si quelqu'un, comme moy, leurs ouvrages n'estime,

Il est lourd, ignorant, il n'ayme point la rime ;

Difficile, hargneux18, de leur vertu jaloux1*,

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