Toux latin, Ute. qui. «m* met pou
Je sen, au second vers que la Muse me dicte, Que contre sa fureur ma raison se despite*.
Or, si par fois j'escry suivant mon ascendant1,
Je vous jure, encor est-ce à mon corps deffendaut.
L'astre qui de naissance à la Muse me lie
Me fait rompre la teste après ceste folie,
Que je recongnois bien; mais pourtant, malgré moyt
Il faut que mon humeur fasse joug à sa loy8;
Que je demande en moi ce que je me desnie,
De mon Âme et du Ciel estrange tyrannie!
Et qui pis est, ce mal, qui m'afflige au mourir*,
S'obstine aux recipez * et ne se veut guarir ;
Plus on drogue ce mal, et tant plus» il s'empire ;
Il n'est point d'elebore assez en Anticire7;
Revesche8 à mes raisons, il se rend plus mutin,
Et ma philosophie y perd tout son latin.
Or, pour estre incurable, il n'est pas nécessaire,
Patient en mon mal, que je m'y doive plaire ;
Au contraire, il m'en fasche • et m'en desplais si fort,
Que durant mon accez'0 je voudrais estre mort :
Encor si le transport dont mon ame est saisie Avoit quelque respect11 durant ma frenaisie13; Qu'il se reglast selon les lieux moins importans, Ou qu'il fist choix des jours, des hommes ou du temps. Et que, lors que l'hyver me renferme en la chambre, Aux jours les plus glacez de l'engourdyU novembre, Apollon m'obsedast14, j 'au rois en mon malheur Quelque contentement à flater ma douleur. *
Mais aux jours les plus beaux de la saison nouvelle,
f# Que ma raison se révolte contre TrÙnu Anticyrii capta inumabik.
mon imagination. 8# RebeUe.„ (de ritalien revmiox