Leurs gouffres s'entrouvrent. Cette (Le blond Pkèbu
Nul ne se parangonne ft a ma grandeur royale.
En puissance et en biens, Jupiter seul m'esgale :
Et encore, n'estoit qu'il commande immortel a,
Qu'il tient un foudre en main, dont le coup est mortel,
Que son tbrône est pras haut, et qu'on ne peut le joindre,
Quelque grand Dieu qu'il soit, je ne serois pas moindre :
Il commande aux esclairs*aux tonnerres* aux vents,
Aux gresles, aux frimas et aux astres mouvants.
Insensibles sujets : moi, je commande aux hommes;
Je suis Tunique Dieu de La terre où nous sommes*.
S'il est, alors qu'il marche, armé de tourbillons»
Je suis environné de mille bataillons
De sodards* indomptez, dont les armes luisantes,
Gomme soudains esclairs^ brillent estincelantes *•
(Tragédie de Sédéck. o* fes Jfcwes.)
Nous semMSons, errants par les places dolentes ',
Non des hommes vivants, mais des larves ' errantes..
Or le sac ' de Sion et sa captivité,
Prédits, étaient venus à leur temps limité8.
Jà • le mal nons toueboît ; (telle étoit l'ordonnance
Du grand Dieu qni voulait diaatter notre offense *°).
Un chemin se présente aux montagnes tendant,
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C'eat jewwir péaUé etoartte.inarte.ftee.
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Qoi n'ont tme ni forée, abominable «mage o nii^M..'.! nn&ju i
An neames habétia qui le» toTiaire *' D"*™**** P^dit J* ]« prophètes.
*• lui. qui, reproBW, jtfu* «té **as- 9* ^ '**•
. Uier* : 10* L'oubli de sen culte,
Pour gagner l'Arabie, et laisser l'Occident,
11 est rude, pierreux, raboteux * et sauvage ■ ;
Les rocs des deux côtés malaisent * le passage.
Ores * il faut grimper • à mont • un rocher droit,
Or, il faut dévaler7 par un chemin étroit....,
La nuit estoit obscure, et nos humides yeux
Ne voyoient, pour conduire *, aucune lampe aux deux.
Toutefois en bronchant, en tombant a toute heure,
Nous franchissons enfin cette rude demeure9,
Descendons dans la plaine, et hastons nostre pas ,
Chaque mère portant son enfant en ses bras*
Vous eussiez eu pitié de nous voir demi-nus,
Gourant et haletant par sentes10 incognus,
Le iront cschcvelé, regardant à tous coups
Si l'ennemi sanglant accouroit après nous.
Mais las ! Gomme le jour, en commençant à peine*
Nous esclairoit errants par la déserte plaine ,
Auprès de Jéricho nous entendons hennir
Des chevaux, et soudain nous les voyons venir :
Alors, nous commençons à nous battre " et détordre
Deçà, de là, courir en un confus désordre,
Les hommes s'escarter où les chassoit la peur«
Le roi eenl demeura trop attendri de cœur.
iji eau» »« nui.
Disons adfeu, mes compagnes, A nos chétives campagnes, Où le Jourdain doux-coulant 12 Va sur le sable ondelant'*.
Adieu terre plantureuse, Naguère si populeuse,
t. Pour noua conduire* 9. InaJfM h lien Muni.
i, ttohtcr eet proprement heurter, 6. Ai montem.
dans notre vieille langue; ce sens a 7- Descendre (de, lollis). potiittéuf raJ»fts» in, è**W.
S. De silvaticus.