Facchino, portefaix. 1t. Ceinturon (batteus
t. Bafrè, mangé gloutonnement. 13. Petite monnaie bordée de fleura
1. Saisit brusquement [happe*, mor- de lys (livre tournoi» ; celle de Tours
ta —, néerlandais)» «n ▼*nt douxe ; elle valait vingt sols).
estait de poids; puis le timpoit1 sus la paulme de sa main gauche, comme pour entendre s'il estait de bon al loi2; puis le posa sur la prunelle3 de son œil droict, comme pourvoir s'il estait bien marqué. Tout ce* fut faict en grand silence de tout le badault • peuple, en ferme attente du rostisseur et désespoir du faquin. En On le feit sus Pouvroir sonner par plusieurs fois. Puis, en majesté présidentale, tenant sa marotte6 au poing, comme si fust un sceptre, et affublant7 en teste son chaperon de martres singeresses à aureilles de papier- fraisé8 à poincts d'orgues9 toussant préalablement deux ou trois bonnes fois, dist à haulte voix : « La cour vous dict que le faquin qui ha son pain mangé à la fumée du rost, civilement ha payé le rostisseur au son de son argent. Ordonne la dicte cour, que chascun se rétire en sa chascunière ,0, sans despens *% et pour cause. » Geste sentence du fol parisien tant ha semblé équitable, voire admirable, aux docteurs susdicts, qu'ils font doubte, en cas que la matière eust esté au parlement dudict lieu, voire certes entre les aréopagites, décidée, si plus juridiquement eust esté par eux sententié. Pourtant, advisez si conseil voulez d'un fol prendre.
Toute leur vie estait employée, non par loix, statutz, ou reigles, mais selon leur vouloir et franc arbitre t%. Se levpyent du lict quand bon leur sembloit : beuvoyent, mangeoyent, travailloyent , dormoyent, quand le désir leur venoit. Nul ne les esveilloit, nul ne les parforceoit ny a