‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 65 sur 559 · Cordages. 11# Lanterne de vaisseau · texte numérisé non relu

Cordages. 11# Lanterne de vaisseau

8 Tout est frelore \^th.UB^ M ^ ^ vmïen

taille, ou chanson sur la défaite des - " Suisses à Marignan, mise en musique

aimant. a quatre parties par le fameux Clé- 13. Qui aime les astres.

boas bons. Je nayô s9 je naye, je meurt, bonnes gens, je naye (Iiv. IV, ch« xyiii).

J'ai souvent ouï en proverbe vulgaire, qu'un fol enseigne bien un sage. Puisque par les réponses des sages n'estes à plain satisfaict, conseillez-vous* à quelque fol : pourra8 estre que, ce faisant, plus à votre gré serez satisfait, et eontent.

A Paris, en la rostisserie du petit Chastelet, au devant de Touvroir* d'un rostisseur, un faquin* mangeoit son pain à la fumée du rost, et le trouvoit ains parfumé, grandement savoureux. Le rostisseur le laissoit faire. Enfin, quand tout le pain fut baufré e, le rostisseur happe le faquin au collet, et vouloit qu'il lui payast la fumée de son rost. Le faquin disoit en rien n'avoir ses viandes endommagé, rien n'avoir du sien prins, en rien lui estre débiteur. La fumée dont estoit question évaporoit8 par dehors : ainsi comme ainsi se perdoit elle ; jamais n'avoit esté ouï que dans Paris, on eust vendu fumée de rost en rue. Le rostisseur répîiqnoit, que de fumée de son rost n'estoit tenu de nourrir les faquins, et renioit, en cas qu'il ne le payast, qu'il lui osteroit ses crochets». lie faquin tire son tribart10 et se mettoit en défense.

L'altercation fut grande : le badault peuple de Paris accourut au débat de toutes parts. Là se trouva à propos Seigni Joan, le fol, citadin de Paris* L'ayant apperçeu, le rostisseur demanda au faquin : « Veulx-tu sus notre différent croire ce noble Seigni Joan?— Oui, par la sambieu11, » respondit le faquin. Adoncque Seigni Joan, après avoir leurdiscordentendeu, commanda au faquin qu'il lui tirast desonbauldrier12 quelque pièce d'argent. Le faquin lui mist en main un tournois '* Philippus. Seigni Joan le print et le mist sur son épaule gauche, comme explorant s'il

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