S'il y avait du bon vin dans le quartier, il en tatait
t. Citait merveille» de le voir.merveUlae de foutr. La Fontaine a dégagé
la figure de ses misères pour la rendre sympathique aux plus délicat*, pour en faire un cœur content , j'allais dire M» sage une le lavoir.
9.. Du vieux verbe marrir, qui vient de l'allemand marrjan, irriter.
10. On cachait volontiers son argent, dans ces temps où l'on ne connaissait pas les action* et obligation*, le crédit public. Ici, tout est d'après nature : c'est du réalisme.
li. Monnaie, de moneta.
12. Aloi (à, loi, ad fegem) signifie titre des monnaies , comme le mot Icy en espagnol.
13. Plus de chant; il perdit ta voix, sitôt qu'il eût gagné ce qui cause nos peines. Comparez ici ue près la Fontaine et le Vultrius Mœnas d'Horace.
14. Quincailie signifia d'abord toute espèce d'objets ou ustensiles de 1er.
On écrivait clincaille, qui dérive de cliquer (onomatopée), et se retrouve dans Marot. C'est nu mot prononcé du nez, comme concombre venu de cucumtrem*
fc CLASSIQUES FRANÇAIS
sioit1 en soy-mesme: « Lamonnoie n'est pas de mise2; je n'en sçaurois avoir ny pain, ny vin. Si je la monstre aux orfèvres3, ils me décèleront, ou ilz en voudront, avoir leur part, et ne m'en bailleront pas la moitié de ce qu'elle vaut. » Tantost il craignoit de n'avoir pas bien ca( hé ce pot, et qu'on le lui desrobat, et toutes heures il partoit de sa tente pour l'aller remuer *. 11 estait en la plus grand peine du monde; mais à la fin il se vint a, recon-» gnoistre*, disant en soy-mesme : « Comment! je ne fdia que penser * en mon pot! Les gens cognoissent bien à ma fasson qu'il y ha quelque chose de nouveau en mon cas, fiaa! le diable y ait part au pot i ! il me porte malheur* » En effet, il le va prendre gentiment et le gette en la rivière et noya toute sa mélanoholie 8 avec ce pot.
Une aultre fois il se trouva fasebé * d'un monsieur qui demeuroit tout vis-à-vis de sa logette 10; au moins il avoit sa logette tout vis-à-vis " de monsieur, lequel quidam monsieur avoit un singe qui faisoit mille maulx au povre Blondcau ; car il l'espioit ** d'une fenestre haulte quand il tailloit son cuir et regardoit comme il faisoit; et aussitost que Blondeau estoit allé disner i3 ou en quelque part à son affaire, ce singe descendoit et venoit en la loge de Blondeau, et prenoit son trenchet et découppoit le cuir de Blondeau comme il l'avoit veu faire ; et de cela faisoit coustume à tous les coups que Blondeau s'escartoit". De sorte que le povre homme fut tout un temps qu'il n'osort aller boire ny manger hors de sa boutique sans enfermer son cuir. Et si quelques fois il oublioit à le serrer, le singe n'oublioyt pas
1. Il avait de mauvais rêves et se 7. Sa gaieté lui revient. Il vent
disait en iai-même. dire : uv diable le pot 1
î. M'est pas facile à placer. . 8* Voilà un trait digne de la Fon-