Voir, sur cette oraison funèbre, la n
124. Sur Bossuet orateur : « Trois grands prédicateurs sont rhonneu” de la chaire française : Bossuet, Bourdaloue et Massillon. Les Sermons de Bossuet ne sont appréciés que depuis qu’on les a imprimés, et de son vivant ils étaient comme perdus dans le reste de sa gloire. » (Article sur Le Père Lacordaire, orateur; 31 décembre 1849; C. L. I, 231.)
— « Je m’inclinerai devant la grande, la puissante et sublime parole de Bossuet, la plus impétueuse certainement et la plus pleine qui ait éclaté dans la langue française; mais s’il s’agit d’agrément et de grâces, je les réserverai pour Fénelon. » (De la tradition en littérature ; discours d’ouverture à l’Ecole Normale, 12 avril 1858; C. L. XV, 380.) — «L’esprit humain, en définitive, ne fait jamais que ce qu’il est obligé et mis en demeure de faire. Bossuet, par exemple, doué d’une parole naturelle puissante, abondante, qui se verse d’ellemême et tombe, comme les ileuves, du sein de Jupiter, n’a pas besoin de chercher des idées, ni un ordre de choses autre part qu’autour de lui. Aussi n’est-il, à le bien prendre, et comme on l’a dit, que « le sublime orateur des idées communes ». Au contraire un esprit à parole difficile comme Hégel (ou à
NOTES
parole rare comme Sieyès) s’ingénie, cherche midi à quatorze heures et creuse. L’un creuse des puits dans le rocher neuf ; l’autre fait des tableaux et des fresques sur toutes les murailles et sous toutes les coupoles connues. - — ■ Je ne sais pas d’esprits qui soient plus à l’opposite et aux antipodes que Bossuet, le panégyriste et l’apologiste magnifique de toutes les choses établies, de toutes les doctrines reçues et dominantes, ■ — un esprit qui n’a jamais eu un doute ! et Sieyès réédifiant, réinventant la société et l’entendement humain de la base au sommet, de fond en comble! » (Article sur Sieyès ; 9 décembre 1851; C. L. V, 200 n.)
125 Mémoires et Journal de l’abbé Le Dieu, I, 120. Rappelé aussi dans Port-Royal, IV, 126 n.
126. Phrase célèbre, en effet, souvent rappelée et que voici cependant : « Au lieu de déplorer la mort des autres, grand prince, dorénavant je veux apprendre de vous à rendre la mienne sainte; heureux si, averti par ces cheveux blancs du compte que je dois rendre de mon administration, je réserve au troupeau que je dois nourrir de la parole de vie, les restes d’une voix qui tombe et d’une ardeur qui s’éteint.» (Or. junèb., I, 215.)