‹ Les grands écrivains françaisChapitre 26 sur 84 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

130. Ibid., 1, 117. — Sur la manière dont Bossuet préparait et utilisait les matériaux de ses ouvrages oratoires, Sainte-Beuve écrit incidemment, dans un passage de Chateaubriand et son groupe littéraire sur les écrivains d’alors : « C’est là un des traits de l’époque que nous étions; on ne veut rien perdre; notes et matériaux tout est à deux fins; le poète est son propre commentateur et il publie, après coup, ses pièces à l’appui, qui ne se trouvent pas être moins intéressantes que le poème lui-même. » Et ici, en note : « On trouve, il est vrai, chez Bossuet, des morceaux et de beaux lieux communs sur la mort qui ont servi et resservi dans plusieurs de ses sermons ou de ses oraisons funèbres; mais c’est là une des nécessités et comme un des droits de l’orateur, dont la parole peut se répéter plus d’une fois en s’envolant. Et d’ailleurs, Bossuet n’a pas publié lui-même tous les discours où l’on remarque ces doubles et triples emplois; on les a donnés, depuis sa mort seulement, d’après ses brouillons. » (II, 20-21.)

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