‹ Les grands écrivains françaisChapitre 58 sur 84 · Op. cit. à la note 356, p · texte numérisé non relu

Op. cit. à la note 356, p

360. Sermon sur la Fréquente Communion, pour le dimanche dans l’octave du Saint-Sacrement (Œuv. compl. ut, 283.)

361. Sainte-Beuve, dans l’un de ses articles sur le Journal du marquis de Dangeau, parle encore d’un autre sermon de Bourdaloue, prononcé à Versailles le jour de Noël de l’an 1686, et par lequel il termina sa station de l’Avent. Louis XIV venait de guérir d’une tumeur ; la joie était générale, et Bourdaloue, écrit Dangeau, fit « un compliment au roi sur le rétablissement de sa santé, le plus touchant et le plus pathétique que j’aie entendu ». [Mémoires et Journal du marquis de Dangeau, Paris, 1830, 1,320.] «Guidé par lui [Dangeau], ajoute Sainte- Beuve, nous retrouvons cette péroraison de Bourdaloue, et, en la remettant en son lieu et à sa date, nous en comprenons en elïet le touchant et l’onction : « Mais encore une fois, ô mon Dieu I s’écriait l’orateur sacré en terminant, c’est pour cela même que vous multiplierez les jours de cet auguste monarque, et que vous le conserverez, non seulement pour nous, mais pour vous-même; car, avec une âme aussi grande, avec une religion aussi pure, une religion aussi éclairée, avec une autorité aussi absolue que la sienne, que ne fera-t-il pas pour vous, après ce que vous avez fait pour lui; et par quels retouïs ne reconnaîtra-t-il pas les grâces immenses que vous avez versées et que vous versez encore tous les jours sur lui? Qu’il me soit donc permis, Seigneur, de finir ici en le félicitant de votre protection divine, et en lui disant à lui-même ce qu’un de vos Prophètes dit à un prince bien moins digne d’un tel souhait : Rex, in æternum vive! Vivez, Sire, vivez sous cette main de Dieu bienfaisante et toute-puissante, qui ne vous a jamais manqué

NOTES

et qui ne vous manquera jamais. Vivez pour la consolation de vos sujets, et pour mettre le comble à votre gloire : ou plutôt, puisque vous êtes l’homme de la droite de Dieu, vivez, Sire, pour la gloire et pour les intérêts de Dieu... Vivez pour consommer ce grand dessein de la réunion de l’Eglise de Dieu...» \Œuv. compl., I, 321-322.] Et comment en entendant de telles paroles proférées par une telle bouche, en ces heures propices et attendries de la convalescence, le cœur de Louis XIV auraitil douté, et n’aurait-il pas cru marcher dans la voie droite, dans la voie commandée et nécessaire? (C. L. XI, 30.)

362. Mém. et Journal de Dangcau, publiés par Feuillet de Conches, Paris, Didot 1854 in-8°, I, 436.

Page 1