‹ Les grands écrivains françaisChapitre 62 sur 84 · Voir la note · texte numérisé non relu

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386. Instructions et Avis sur divers points de la morale et de la perfection. Œuv. complètes, VI, 120; Cf. aussi : Explication de quelques expressions tirées des lettres de Fénelon à Madame de Maintenon {Œuv. compl., VIII, 500).

387. Ouvrage imprimé à la suite des Dialogues sur l’Eloquence (Edition Garnier frères). Sainte-Beuve a parlé à plusieurs reprises, mais toujours brièvement, de cet ouvrage de Fénelon; c’est-à-dire des effets de l’éducation selon Fénelon :

1° Dans un article sur un livre de M. L. Aimé Martin, de V Education des mères de famille, il écrivait : « Fénelon qui fut un si hardi novateur sous des formes si insinuantes et si adoucies, avait donné le premier d’admirables conseils dont l’excellence n’a pas été surpassée; la femme, telle qu’il l’élève et qu’il la forme, serait encore le plus achevé modèle et comme le trésor de la famille chrétienne. Après lui on n’a parlé différemment qu’en sortant plus ou moins du christianisme. » (P. L. II, 264.)

2° Dans un article du 14 octobre 1850 sur les Œuvres de AIme de Genlis, il rappelle, — pour dire que jamais on ne l’a eue « à un moindre degré », — « cette pudeur sur la science que Fénelon recommande aux femmes et qu’il leur voudrait vive et délicate, presque à l’égal des autres pudeurs » (C. U. III, 25).

3° Dans un article du 9 juin 1851 sur Mme de Lambert, Sainte-Beuve cite (il s’agit ici non pas de l’éducation des filles, mais de celle des jeunes gens) un passage de Fénelon jugeant les « Avis de de Lambert à son Fils : « L’honneur, la probité la plus pure, la connaissance du cœur des hommes, régnent dans ce discours... Je ne serais peut-être pas tout à fait d’accord avec elle sur toute l’ambition qu’elle demande

NOTES

de lui • mais nous nous raccommoderions bientôt sur toutes les vertus par lesquelles elle veut que cette ambition soit connue et modérée. » (C. L. IV, 221.) . ,

4° Dans l’article du 5 septembre 1853 sur 1 Histoire de la Maison royale de Saint-Cyr par M. Théophile Lavallée, où il dit, sans intention de reproche, que : « Eslher , avec ses conséquences mondaines et l’élite des profanes qu elle introduisait fut une imprudence, une distraction, peut-etie une faute du premier Saint-Cyr, » Sainte-Beuve dit encore : « Du passage de Racine et de celui de Fénelon à Saint-Cyr, il résulta (touiours au point de vue de la fondation et du but), plusieurs inconvénients au milieu des grâces. Fénelon y développa le goût de la dévotion fine, subtile, à l’usage des âmes délité; Racine, sans le vouloir, y fit naître le goût des lectures, de la poésie et de ces choses dont le parfum est si doux, mais dont le fruit n’est pas toujours salutaire. » (C. L. VIII, 482.)

5° Dans un article du 6 novembre 1854 sur l Education des Filles par M me de Maintenon, il revient sur la même remarque :

« Esther et Fénelon furent deux tempêtes pour Saint-Cyr. Lne dévotion subtile, recherchée, fuyant les voies communes y pénétra avec Fénelon et Mme Guyqn et il fallut en venir aux sévérités et aux retranchements inexorables envers quelques membres devenus rebelles. ... Avec Esther, il y avait eu un enchantement plus insensible et comme une legere ivresse [poétique et mondaine] de la communauté tout entière. » (C L X-I 113-114.)

v fio Dans Port-Royal, Sainte-Beuve dit que « bien loin de chercher à s’accabler » de « mille difficultés inutiles, on pensait à Port-Ro val « qu’il faut tellement aider les ecoliers en tout ce qu’on peut, qiTon leur rende l’étude même, s’il est possible, plus agréable que le jeu et les divertissements «.(Preiace attribuée à Guyot en tête des Billets que Cicéron a écrits (1668). » Sainte- Beuve ajoute : « Fénelon ( Education des Filles, chapitre V. [p. 1861 donne les mêmes conseils, et il a ëte devance en ceci par Port-Royal. » (III, 511-512.)

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