‹ Les grands écrivains français des origines à nos joursChapitre 14 sur 261 · II. — Les romans antiques · texte numérisé non relu

II. — Les romans antiques

1. Sources et caractères. — Les clercs, cest-à-dire les lettrés qui continuaient à recopier et à lire les poèmes des anciens, crurent qu'ils pouvaient intéresser la curiosité du public, en écrivant des adaptations modernes des ipuvres d'Homère, de Virgile, de Stace. etc.. Ils possédaient en outre des compilations grecques, faites à Byzance, et où les légendes antiques étaient déjà fort altérées. Aussi ne faut-il leur demander aucun respect des textes anciens, aucun souci de la vraie couleur locale, aucun scrupule de fond ni de forme. Les auteurs de ces poèmes altèrent sciemment l'antiquité, et transforment en che valiers courtois les Achille, les Hector. lesÉnée.les Alexandre, etc. Ils développent souvent la partie merveilleuse ou sentimentale d'une façon assez ingénieuse.

2. Principaux poèmes. — On peut citer: Le roman cV Alexandre en 20.000 vers de douze syllabes, appelés depuis alexandrins,

par Lambert le Tort et Alexandre de Bernay , histoire poétique de la vie et des conquêtes du roi de Macédoine. Certaines descriptions géographiques de l'Inde sont assez curieuses. Mais Alexandre y est de\enu le type du chevalier. — Le Boman de Troie est un amalgame de toutes les légendes relatives à l'expédition et à la prise de Troie ; tous les héros et toutes les héro'ines ont le costume et les sentiments du xii^ siècle. — De même dans le Boman dÉnéas (imité de VÉnéide de Virgilej. et le Boman de Thèbes (imité de la Théhaïde de Stace). — Ces trois derniers romans ont pour auteur Benoît de Sainte-More qui vivait à la fui du xii^ siècle.

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