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Ces vers s'appliquent aux Cordeliers

IIS peuvent être braves gens, dit en terminant Rutebeuf, je veux bien que chacun le croie. Mais le procès qu'ils font à Rome à l'Université est une raison de ne pas le croire. Et il résume ainsi son opinion sur les Jacobins : « Quelqu'objet qu'ils mis- sent en gage, jé ne pairais pas la pelure d'une pornme de leur dette ».

Tout en luttant contre les maitres séculiers pour se faire une place près d'eux, les ordres mendiants reconnaissaient ce qu'ils devaient à l'Université, bien que Rutebeuf leur reproche de l'oublier. Dans une réunion générale des professeurs et des étu-diants, le général des Cordeliers, Jean de Parme, avec une humilité sans doute un peu affectée, s'exprimait en ces termes : « Vous êtes nos maîtres et nos seigneurs, c’est vous qui nous avez instruits, nous vous en rendons grâces et nous sommes prêts à témoigner notre reconnaissance par nos prières et nos prédications. Nous sommes vos fils et vos serviteurs. Si nous avons quelque science, c’est de vous que nous la tenons. Je me soumets moi-même, ét Je soumets les frères qui sont sous mon autorité, à votre correction. Nous voici en vos mains, faites de nous ce qui vous paraît bon et juste. » Malheureusement il ne paraît pas que les actes des Jacobins aient répondu à ces paroles de conciliation.

Le défenseur le plus hardi de l'Unive rsité fut l’un des professeurs séculiers, Guillaume de Saint-Amour. Il traite les frères mendiants aussi rudement que Rutebeuf, les qualifiant de pseudo-prédicateurs, hypo-

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