‹ les grands ecrivains francais rutebeufChapitre 49 sur 57 · Une noce où il y eut beaucoup d'invités · texte numérisé non relu

Une noce où il y eut beaucoup d'invités

Assez y eut de belles gens,

Ge ne sais-je combien y furent. .

Beaucoup mangèrent-ils et burent, Beaucoup ils firent fête et joie.

Moi-même, qui présent étais,

N'en vis jamais si belle faire,

Ni qui pût tout autant me plaire.

Par les biens que Dieu nous réserve! ’ N'est réunion (qui) toujours dure.

Les bonnes gens se sont quittés, Chacun s’en va de son côté.

Les ménestrels déjà bottés

S'en vinrent droit à l'épousé.

Nul n’y fut de parler en reste :

« Donnez-nous maîtres ou deniers, Font-ils, comme il est juste et bon; Ira chacun en sa maison ».

Que vous irais-je racontant

Ni mes paroles prolongeant ?

Chacun maître eut, mème Charlot, Qui n'était pas moult beau varlet.

Charlot eut pour maitre celui

A qui le lièvre fit ennui.

Pour lui il recut une lettre

Moult bien scellée et bien écrite.

Ne pensez pas que je vous mente :

Charlot s'en est allé au bois, A Guillaume sa lettre baïlle.

Guillaume la recut sans faute, Guillaume la commence à lire, Guillaume se mit à lui dire : « Charlot! Charlot, beau dous ami, Vous êtes ci à moi transmis De noce à mon cousin germain.

Mais je crois bien, par saint Germain!

Que je vais vous donner tel chose, Dussé-je des regrets avoir, Qui m'a coûté plus de cent sous, Par la merci que Dieu me fasse! »

Lors appèle ses serviteurs, Qui furent sages et fidèles; La peau du lièvre fit chercher

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