‹ Les grands enterrementsChapitre 21 sur 21 · DISCOURS DE B1SCH · texte numérisé non relu

DISCOURS DE B1SCH

Il ne me reste rien à dire après les deux orateurs éminents qui viennent de prendre la parole. J’aurais voulu cependant vanter la courtoisie particulière de madame Leprince, au point de vue professionnel. Je vois bien, mesdames et messieurs, que notre fatigue présente ne supporterait pas un surcroît d’émotions. Qu’il me suffise de résumer notre amie en un mot, : madame Leprince élait de la vieille école, et c’était la bonne. Depuis soixante-quinze ans que je partage ma vie entre les boudoirs et les Sociétés savantes, j’ai constaté quelquefois des progrès dans les questions astronomiques, jamais dans les spécialités amoureuses. J’en appelle à MM. Arsène Houssaye et Tony Revillon, qui, eux aussi, sont de mon siècle. Aussi bien la parole fameuse n’aura-t-elle jamais été plus

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OBSÈQUES DE MADAME LEPRINCE

applicable qu’à celle heure : « Ce n’est pas celte qui

s’en va qu’il faut plaindre : ce sont ceux qui restent! »

Une foule nombreuse se pressait au cimetière. Toutes les jeunes femmes à la mode en cette année 1921 , Juliette d’Harcourt et Sorel en tête, pleuraient en silence avec leur aisance d’émotion accoutumée. Elles applaudirent, d’ailleurs, beaucoup à la nouvelle qui courait de bouche en bouche : M. Osiris fils, soucieux de continuer les traditions généreuses de sa famille, ouvrait un crédit de 30,000 francs pour élever un monument de reconnaissance nationale à la défunte. Il laissait aussi, dit-on, une somme de 500 francs pour la petite bonne.

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