LIVRE PREMIER
Tandis que ces incidens se déroulaient au fond de la Normandie, enveloppés et perdus dans ce drame solennel, la chute d'une dynastie qui venait de se dénouer à Cherbourg, la France assistait, satisfaite et triste à la fois, à une révolution que les uns saluaient comme une aurore et que les autres déploraient en y voyant une source inépuisable de malheurs à venir. Le duc d'Orléans proclamé roi des Français, la direction des affaires confiée à des hommes nouveaux, l'avènement de la bourgeoisie au pouvoir, devenu d'un espoir incertain un fait accompli, la Charte modifiée, tels étaient les traits principaux de cette révolution.
On était à la période aiguë de la crise quand, le 6 août, un député de la Seine, M. Eusèbe de Sal verte1,