‹ Les grands épisodes de la monarchie constitutionnelleChapitre 8 sur 146 · Né à Grenoble en 1777, mort à Paris en 1832. Officier du · texte numérisé non relu

Né à Grenoble en 1777, mort à Paris en 1832. Officier du

Jamais la Restauration n'avait traversé une crise plus redoutable, des dangers plus imminens. Ils naquirent de la légitime exaspération des partis, des revendications de la presse, de l'action surexcitée des sociétés secrètes. Toutes les haines accumulées depuis quinze ans contre la monarchie, toutes les rancunes contenues se réveillèrent. Sur le nom détesté de M. de Polignac, s'engagea une guerre violente, furieuse, sans merci, qui, provoquée par sa présence aux affaires, passait par-dessus sa tête, pour aller saper et ébranler le trône. Le mot d'ordre était : « Renvoi du ministère ou guerre implacable! » L'ardeur avec laquelle ce mot d'ordre était colporté par toute la France ne permettait pas d'espérer que le cabinet trouverait dans les chambres une majorité pour gouverner avec elle. Il est vrai que c'était là le moindre souci de M. de Polignac. 11 songeait déjà, il n'avait jamais cessé de songer au coup d'état, encore qu'il résistât ouvertement à M. de La Bourdonnaye qui le désirait immédiat. « Une majorité ! s'écriait-il. Je n'en veux pas. J'en serais trop embarrassé. Je ne saurais qu'en faire! »

génie d'abord, banquier ensuite, il fut élu député en 1817 et siégea sans interruption dans les clrambres jusqu'au moment de sa mort. Il y fut président après 1830, et ne descendit du fauteuil que pour devenir ministre dé l'intérieur.

Page 1