CHAPITRE SEIZlèsil
Les Parthes s'étaient aperçus de la traite des RomaiDS ; mais cependant ils ne les avaient pas poursuivis^.
On remarque en général chez \eê bar-
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bares ce respect pour la nuit, ou cette crainte dans les ténèbres.
Les cosaques, pendant la retraite de Russie, furent longtemps sans oser s'opposer à nos marches nocturnes-
C'était le matin (^'é& reprenaient nos traces sur la neige, et les suivaient jusqu'à ce qu'ils nous eussent rejoints.
Il en fut de même pour Grassus.
Dès le jour, les Parthes entrèrent dans le camp et massacrèrent à peu près quatre mille blessés qu'on avait pu emporter.
En outre, la cavalerie 'nt prisonniers uii grand nombre de myards; qui, pierdus
KN ItOBK D£ CUÂMBU 311
datts les ténèbres, vaquaient éparpillés dans la plaine!'
Le lieutenant Vargonteius s'était ainsi égaré avec quatre cohortes.
Au jour, se voyant environnée d'en-
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aller en avant ou en arri^f ^, ppyr-^t^gjmir ou pour fuir, ces quatre cohortes furent
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Vingt hommes seulement se réunirent,
* . èl, .déni Un aeees de déses^poir, semèrent
répée nue sur les barbareîî.
Ceux-ci y soit étonnement, soit admiration, les laissèrent passer.
Les vingt hommes, sans presser le pas, sans se débander, continuèrent leur route vers Carrhes, et arrivèrent à la ville sans avoir été autrement inquiétés.
Grassus et le gros de Farmée avaient suivi les traces d'Ignatîus, et, vers quatre heures du matin, avaient rencontré les troupes que Goponius avait amenées audevantrdes Romains.
Goponius reeueillit donc dans la ville ^ le général et les restes de son armée.
Le surena ignorait la route suivie par Grassus.
Il croyait, sur un faux avis, que quelques fuyards seulement s'étaient retirés dans la ville et que Grassus s'était échappé avec le gros de Farmée.
Devait-il laisser les Carrhènes tranquilles , ainsi que ceux qui s'étaient réfugiés derrière leurs murailles, ou se mettre à la poursuite de Grassus?
II fallait s'assurer, avant de.prendre uo parti, que Grassus n'était pas dans la ville*
Il dépêcha donc vers Garrhes une espèce de parlementaire parlant ces deux langues, le latin et le parthe.
Cet homme s'approcha des murailles.
BI4 *' ucs eiiÂNDs*HO]ciiai
- il depvQit «ppeler Crassue, et si €ras5us fi^étailpoi&t à Carrliês, Cassîus. .
Au qui-vive des ^nUwlJo?, jji r^popjW donc qu'il était envoyé j)ar le surena, et
çp^'ij.av^it d? §ta pari, uaç mi^sm pp«3» le
Crassujs fut averti.
On l'invitait à ne pas voir cet homme; ooènidioqt Ud «(enîriMi g^ifdd coiitre kë jriffieB ^es^P^rthàs, les plus feuphk éè tous les barbares.
Mais Crassus n'écouta rien.
Ne sachant plus que devenir, il Vit dans cette ouverture une chance de salut pour Son armée: '
CrMGus M readit, malgro imis, sur tes
<Spȍ^ijl$ l'j p\iiyi|.
l'envoyé dû surena leur dît que son maître voiilait avoir avec Crassiis une entrevue personnelle .
, Pendant les qmlqties paroles éêhafagées efllÉe«UE ài€e 8«jat; arrlMèrent dfts ca<f€H lÎBHSîpafthes qoi- confiai^saiëiit 'de'<rtae'
Crassus et Cassius. '^
^ Ils yqnjaiçnt^ s'asçurer de r;4?.iitjté M général romain et ^e sop Jieij,t#p^l, .
Convaincus que c'étaient Crassus et Cassius à qui ils avaient affaire, ils le dirent au parlementaire.
316 us MimDS HOlQIif
Alors celui-ci commença de s'ouvrir, disant que le surena était disposé à négocier, à accorder aux Romains la vie sauve, à la condition qu'ils deviendraient alliés du roi Orodès, signeraient avec lui un traité d'alliance et quitteraient la M ésopotamie.
— Le général, ajouta le parlementaire, croit ce *parti plus avantageux aux Romains et aux Parthes que d'en venir aux dernières extrémités.
Pendant tout ce temps, c'était Cassius qui avait été interpellé et qui avait répondu. •
Arrivé à ce point de l'entrevue, il se re-
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tourna vers le général pour prendre ses ordres.
Grassus fit signe d'accepter.
Cassius accepta donc et demanda quel serait le lieu et llieure de l'entrevue.
Le parlementaire dit que réponse serait faite éuces deux questions dans la journée.
Puis il tourna bride pour rejoindre le surena et lui annoncer que Grassus et Cas* sius n'étaient pas échappés > mais étaient bien dans Garrhes.
Les Garrhènes étaient occupés violemment par les Romains et tout entiers à leurs
ennemis.
Les Bai;;thB£^ pdorvaâiéçt dmr. espénr qu'aucun des Romains se trouvant dnÉnk ville ne leur échapperait.
Aussi le surena ne prit-il plus la peiae ' âtf dtssîtfrtft^.' •
Dès le lendemain , au point du jour, il était avec ses Pàrthes devant Carrîies, et ses Parues accablaient les Romains d'in-
J^rcs.
— Si vous voulez obtenir uue capitulation, leur criaient-ils, si vous tenez à Ija vie, comme vous nous l'avez prouvé en fuyaftt d^vaxiL nous > vous a'fturez. cf^tte capituU^tiûa et na sauverez votre yije qu'eu nous livrant Grassus et Gassius eiy»haîn|^.
> Les. Bomaiu& écoutaient ces. ii4ures direc (ïQDSt«T»atioijii
Ils sentaient qu'ils ne pouvaient se fier
aux habitants de la ville ; ils comprenaient que cljiaqujç payé couvrait uaç tratûsop.
Crassus voulait leur rendre quelque espoir. ,
II leur parlait d'Artabase et de ce secours
d'Arméniens, tant méprisé aux jours de
prospérité, et si vivement apprécié depuis
les revers.
Mais les Romains secouaient â bon droit la tète, disant qu'ils ne devaient plus compter que sur eux-mêmes, et que leur seul salut était dana la retraittSb
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En conséquence, ils engageaient Crassus à profiter de la nuit, à quitter la ville, et à faire le plus de chemin possible pendant Tobscurité.
Crassus était tout disposé à se rendre aux désirs de ses soldats.
Seulement, pour réussir, ce projet avait besoin de rester secret, chacun étant convaincu que si un seul habitant de la ville% en était instruit, dix minutes après le surena le saurait à son tour.
Cependant il fallait un guide.
Crassus voulut le choisir lui-même.
Il avait la main si heureuse I
Il tomba sur un nommé Àndromachus, qui n'était rien autre chose qu'un espion des Par thés.
Crassus était bien décidément dévoué aux dieux infernaux.
Les Parthes turent donc informés des moindres détails de la fuite de Crassus.
Aussi ne s'émurent-ils point.
Les Romains sortirent de Garrhes, sans qu'un seul bruit sorti du camp des Parthes, leur fît craindre que leur retraite fût connue.
Il est vrai que le surena, sachant que
son ennemi avait pour guide Ândroma-
cbus, était toujours certain de le rejoindre, m 21 ^
En effet, celui-ci guidait les Romains par des routes qui semblaieut les éloigner de la ville, et qui cependant les maintenaient dans les environs, si bien qu'au point du jour, après six heures de marche, ils étaient éloignés d'une lieue à peine.
Enfin il finit pardétourner Tarmée du chemin, l'engagea dans des marais et des fondrières ^ si bien qu'à ces aiarches et à ces contre-marches, à l'aspect du lerram, au sentiment instinctif qu'ils éprouvaient d'être plus près d u danger que j amais,beaucoup déclarèrent qu'Andromachus était un traître et refusèrent de le suivre.
Cassiuï, pour so» con^pte, se prononça formellement, accusant Androttia(diu$,qu'fl
EN ROBE f;E CHAMBflE 5-??S
De rebâtir les çionts, il n'y faut pas songer.
Les eaux sont trop grosses, la rivière trop rapide.
César est pris comme dans un piège.
Pas un de ses soldats n'en échappera, on n'aura pas même besoin de les tuer, ils mourront de faim. La nouvelle en court jusqu'à Rome, de Rome elle passe en ïllyrie et en Grèce.
Il y a queue à la maison d'Afranius, à la villa sacra^ Âfranius est le sauveur du monde, on envoie des messagers à Pompée, et beaucoup de sénateurs qui ont hé-
site jusque-là, se décident enfin et prennent parti pour lui .
Seulement on a compté sans le^énie el l'activité de César.
César ordonne à ses soldats de faire de petits bateaux à Fimitation de ceux qu'ils ont vus en Angleterre.
Les soldats de César sont bons à tout.
Les voilà charpentiers.
Les fonds et les pièces principales de ces bateaux étaient de bois très léger, le reste d'osier couvert de cuir.
On les charge sur des charriots accouplés, puis, une belle nuit, on les traîne à cinq ou six licltaes du camp.
Deux ou trois cents soldats passent, s'emparent d'une éminence et s'y fortifient.
Puis, pendant qu'ils défendent l'appro* che de la rivière, on fait passer une légion.
La légion passée, on dresse un pont qui est établi en deux jours, attendu qu'on y travaille des deux côtés et que l'ennemi n'est plus là pour cribler de traits les travailleurs.
Après la légion, la cavalerie passe et
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s'en va au galop surprendre Tennemî au fourrage.
Puis arrive un convoi de vivres et de bagages avec uue escorte de six. mille per-
sonnes -de toutes sortes : des archers de la Rouergue, de la cavalerie gauloise^ des enfants de sénateurs et de chevaliers.
L'abondance rentre dans le camp de deux côtés à la fois.
Qui dai>c a dit que £ésar était perdu ?
On s'est trop pressé^ là-bas à Roae, et plus d'un qui avait déjà fait Un pas veys Pompée ) revient et (ait deui pas vers César.
FIN ^t) QUATbiÈlll2 YÔLUIIE.