‹ les grands hommes en robe chambre cesarChapitre 13 sur 26 · IN BOIS DE €HAI4BR · texte numérisé non relu

IN BOIS DE €HAI4BR

Scipion résolut d^envoyer deux espions qui, sous le prétexte qu'ils se feraient césariens,resteraient pendant quelques jours au camp de César ; puis , repassant au camp de Scipion , feraient un rapport exact de ce qu^ils auraient vu.

Le choix du général pompéien tomba sur deux Gélules y auxquels il fit de grandes promesses, et qui partirent pour le camp de César comme transfuges.

Mais à peine se furent-ils présentés et et eurent-ils été reçus sous ce titre, qu'ils demandèrent à être conduits à César, et qu'alors ils lui dirent la cause de leur venue à son camp, lui racontant que Scipion

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les avait envoyés pour «^assurer s*îl y avait ou n'y avait point quelque pîége tendu aux portes et ailleurs contre les éléphants.

Its ajoutèrent que presque lôus leurs compatriotes, en souvenir des bienfaits de Marins, et une partie des soldats de la quatrième et de la sixième légions mou-

r^iiçnt d'envie 4ç. pfts^r 4e ^pp P!W4> W^ r^e pouvaient troi^pec U çar4Q pç^ p^f l^ipioQ ^xan porte» du camp.

César les reçut à merveille, leur fît des cadeaux et les envoya aux quartiers 4es transfuges.

Dès le lendemain leur rapport fui confirmé par Tarrivée d'une douzaine de

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Deux jours après, ce furent les habitants de TisciTOSK^i epvQyèwatdire 4 Césarque plu$ifturs l^bçureurs oi wwcbands îtaU^^f avaient mi& ju^u'à trois ceat ml\^ boisr s^ux dQ blé d«ns kur ville.

Les messagers venaient demander une garnison pour les garder.

De son côté on reçut un courrier de SttiuiS, qui aononça qu'il était entré en Numîâk, en avait pris ufi fort château si* tué sur une montagne, où Juba avait eor fevmè tssQkàSu %e& munitio&s.

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Et ainsi la fortune, capricieuse un instant, mais fidèle au fond, préludait à son retour vers César.

Aussi se préparait-il au combat, renforcé de deux vieilles légions, sans compter la cavalerie et les gens de trait. !1 ne se jugea point encoi^e assez fort. 11 envoya six vaisseaux de charge chercher à Lèlybée le reste de ses hommes.

Ils arrivèrent à bon port.

- Dès le soir de leur arrivée, qui était le vingt-cinquième jour de janvier, César décampa vers minuit, sans en avoir autrement prévenu les officiers qu'en leur or-

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donnant de se tenir prêts dès la première veille.

D'abord il tira vers Ruspine, où il avait laissé garnison ; puis, de là prenant à main gauche le long du rivage, il entra dans une plaine de quatre lieues à peu près, bordée d'une longue chaîne de montagnes en forme d'amphithéâtre, et à l'extrémité de laquelle était le camp de Scipion.

C'était une suite de collines sur le som-

met le plus élevé desquelles on avait autrefois bâti des tours pour découvrir le pays.

César s'empara de tous les sommets, et

^ WûiDS ^'une çîpmH\eiire il y «u^jur chaque sommet une tour bâtie.

^ Arrivé près de la deralère, il s'arrêta elle était gardée par une troupe de Numides.

César n'alla pas plus loin. l\ fit tirer un retranchement depuis le lieu où il était arrivé jusqu'à Tendroit d'où il était parti.

Au point du jour, ce retranchement était Presque terminé. -

A la vue de César, Scipion et Labienus firent SQr^r iQUte leur cavalerie, la ^^^n-

gèrept en bataille, la firent avancer de quelques lïjille pas, puis ils placèrent leur iqfauterie en seconde ligne, à quatre cents pas |i peu près du camp.

César ne continua pas moins de tirer 9011 retranchement, pisiis voyant que Tennemi s'approchait pour inquiéter ses trsr- -yaiUeurs, il détacha un escadron de cavarlerie espagnole, qu'il fit soutenir par un ]Mitaill0n d'infanterie lôgèFe^ leur com-r «aadaiU de s'emparer de }q çoIUqç oi^ était le poste ^ Numides.

Cavalerie et infanterie, qui depuis longtemps avaient sqif de coinbatlre ; donnèrent avec tant d'ardeur qu'ils entrèrent,

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'dès la première charge, dans les retranchements, dunt on ne put les faire sortir, de sorte qu'ils en demeurèrent les maîtres, après avoir tué et blessé une partie de ceux qui les défendaient

Alors Labienus, voyant la fuite des siens, prit à la réserve deux milliers d'hommes, toute son aile droite, et s'avança à leur secours; mais alors César, le voyant s'éloigner imprudemment du fort de la bataille, détacha toute son aile gauche pour le cou-* per, masquant son mouvement à l'aide d'une immense forteresse, flanquée de quatre tours, qui empêchait Labienus de .voir ce qui se passait. De sorte qu'il ne s'aperçut de la manœuvre que lorsqu'il eut sur les bras les hommes de César.

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A la vue des Romains, les Numides prirent la fuite, laissant à la boucherie les Germains et les Gaulois, qui furent tous taillés en pièces, après s'être défendus comme se défendaient les Germains et les Gaulois.

Ën>mème temps, l'infanterie de Scipion, qui était en bataille devant l^on camp, voyant ce désordre, lâcha pied et rentra par toutes les portes.

De son côté, César, ayant| délogé Tennemi de la plaine et de la montagne, fît sonner la retraite et rentrer sa cavalerie.

De sorte qu'il ne resta plus sur le champ

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de bataille que les grands corps rius et blancs des Gaulois et des Germains, déjà dépouillés de leurs armes et de leurs vêtements. '

Grandia que effossis mirabitur ossa septdcris.

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