‹ les grands hommes en robe chambre cesarChapitre 6 sur 26 · U6 GRANDS HOMM£S · texte numérisé non relu

U6 GRANDS HOMM£S

d'ailleurs, le nom de Scipion, populaire en Afrique, inspirait la plus grande confiance aux soldats. Un oracle d'ailleurs, affirmait, disait-on, qu'un Scipion serait toujours vainqueur en Afrique.

Scipion prit donc le commandement de l'armée.

Par malheur, il fut, dès le premier ordre qu'il donna, en opposition avec Gaton.

Utique et Cirta étaient rivales ; en outre Utique avait pris ouvertement le parti de César.

Scipion, pour satisfaire sa haine, mais surtout pour complaire à Juba, avait résolu de faire égorger tous les habitants

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EN K01t£ DE CIlÀMBRti 7*^

d'Utique sans distinctioD de sexe ni d'âge, et de raser la ville jusqu'en ses fondements.

Gaton, en plein conseil, s'éleva à grands cris contre cette violence, se déclarant le protecteur de la ville condamnée, et der- ^"^ \ mandant à en être nommé gouverneur, afin qu'on fût certain que lui vivant, elle ne se rendrait jamais à César.

Au reste, Utique était une place de grande ressource pour celui qui l'occuperait : elle était abondamment pourvue. Caton ajouta de nouvelles fortifications aux anciennes, répara les murailles, augmenta

la hauteur des tours, environna toute la place d'un fossé profond, toutgaroi de

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forts, logea dans ces forts^ a près Tavoir désarmée» toute la jeunesse d'Utique, do&t Topinioû césarieDue était connue, i^etiat le reste des habitants dans la ville et fît

dimmeftses provisions, afin que bettâ tille , liobtil« Attirefois, soumise et Vèftmêè, ûè^ "^t les Bàagiisins de Tarinée.

Pui^, çpiniïie on attendait César de moment en mQçnept, le çops^il qu'il çvait donné à Pompée, il le donna à Scipion.

C'était de ne point livrer bataille à un ennemi courageux et expérimenté, de traîner la guerre en longueur^ et de tout attendre du temps.

ScipioA rtié'pt'isa le conseiî, et en sortaùt WutMlH«i h VoMMe âé se% amis :

Décidément Caton est un lâche I

Puis il lui écrivit :

a Ne te suffit-il pas^ ô prudent Gaton, de te tenir enfermé dans une ville bien forti- $é9, $AB9 TOiibir empêcher l^ autres de saisir une ccpasipn fovorable d'e:^cuti$r ee qu'itooot résolu?»

Catw Jut la lettre» et ssn3 s'émpuvpir il

* le %ùiis j^t è ïeptôset eu itolie «iVec lëè t^eti|ke^ ^e J*ài «itaenées en AfHcpVs.

fK^aiii hmetié dit mille hommes ^oût* tous déllVfèf de César tel fattirèr s«^

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Mais Scipion haussa les épaules aux offres de Caton.

Alors Galon coramença de reconnaître la faute qu'il avait faite en cédant le commandement à Scipion.

— ^^ Scipion, disait Caton à ses intimes, je . le vois bien maintenant, conduira mal la guerre, mais si, par un hasard inespéré, il était vainqueur, je déclare d'avance que je ne resterai pas à Rome pour y être témoin des atroces vengeances dé Scipion I

Pendant ce temps, César eo avait fini de ses amours avec Ciéopâtre et s'était embarqué pour la Sicile, où le retint un instant le vent contraire. Mais pour que Ton connût bien sa volonté, —de passer. im-

EN ROBE De chambre il

médiatement en Afrique, — il fil dresser sa tente au bord de la mer, et comme le vent favorable était arrivé, n'ayant qu'un petit nombre de bâtiments, il partit avec trois mille honmies de pied et quelques chevaux, les débarqua sans qu'ils eussent été vus et se remit en, mer pour s'informer de ce qu'était devenu le reste de son armée dont il était inquiet.

Au bout de deux jours il la rencontre et l'amène au camp.

En mettant le pied sur la terre d'Afri-' que, le pied lui manque, il trébuche et tombe.

Mais il se relève serrant une poignée de sable dans chaque main, et s'écriant :

'H LU «l^^{fi>8 pCNKIIfVS

De mauvais, grâce à la présence d'ejsprit de César, le présage était devenu bon-

ftéstait r oracle.

**- Ih èbipidA Sera fôttjôttii^ vëlri^ïUeUï éïi Afri^ae.

On rappela cet oracle à César.

— C'est bien, ditril, maïs i'bracîe n*a pas dit qu'un Scipiçn n'y sçrajt jena^s vainci^.

Et prenant dans son camp un homme oiimr çt. i;néprisé, mais 4© 1« fftmiUe #s

Scipiov, qui 8^ ^mm^it §(^ç^ msitim

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il le nomma imperator et le plaça & Tavantgarde de son armée, dont il se réservait le suprême commandement.

Voici donc où en étaient les choses en Afrique lorsqu'y débarqua César.

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