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CHAPITRE TIN6T-QUATRIEMB

L'alliance jurée entre Pompée, César et Grassus, il s'agissait de se faire jour autour de soi.

On avait le sénat tout entier pour en-

nemi.

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Cette hostilité était incaroée daûsCaton, dans Bibulus et dans Cicéron, qui s'était définitivement déclaré contre Pompée, et qui, après avoir été son homme lige, prétendant avoir été mai récompensé de ce dévoûment, était devenu son ennemi.

D'abord on s'était occupé de resserrer le parti par des aUiances.

Pompée avait; on s'en souvient, répudié a femme, soupçonnée et même convaincue d'être la maîtresse de César.

Pompée épouse la fille de César.

César avait répudié sa femoae, fille de Pompée, sous le prétexte que la femme de César ne devait pas mémo être soupçonnée.

EN ROBE DE CHAMBRE iDl

Césai* épouse la fille de Pison.

Pîson sera consul Tannée suivante.

Gépion, qui était fiancé i la fille de Ce*

sar, qui vient d'épouser Pompée, Cépion épouse une fille de Pompée, et se contente de ne pas être le gendre de César, en devenant son beau-frère.

— 0 république, crie Caton, te voila devenue une entremetteuse de mariages, et les provinces et les consulats ne seront plus que des cadeaux de noces.

Pourquoi la femme de César avait-elle été soupçonnée ?

Disons-le.

iHi LES GRANDS HOMME»

L'homme qui l'a compromise va jouer un rôle assez curieux dans les événements de l'an 693, 694 et 695 de Rome, pour que nous nous occupions un peu de lui.

Il y avait une fête qui était en grand honneur à Rome : c'était la fête de la bonne Déesse.

Le théâtre de la fête était toujours la maison de quelque magistrat de premier ordre, soit préteur, soit consul.

.Or, dans le mois de janvier de l'année 693, la fêle avait lieu chez César, ou plutôt chez la femme de César, car pendant ces fêtes il y avait une si grande exclusion d'hommes, que non-seulement les hommes, mais même les animaux mâles, mais même les

Statues portant les .attributs de la virilité, étaient proscrits.

Maintenant, qu'était-ce que la bonne Déesse?

La réponse à cette question est des plus difficiles, et ne repose que sur des probabilités.

La bonne Déesse était, selon toute apparence, la génératrice passive, le moule de l'humanité , si l'on peut s'exprimer ainsi.

Pour les uns, c'était Fauna, la femme de Faune, et cela, c'était ropinion vulgaire.

Pour les autres, c'était, ou Ops, femme de Saturne, ouMaïa, femme de Vulcain.

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Pour les; spécialistes^ c'était la terre, la terre, qui reçoit la semence ; la terre, mèrô des êtres; la terre, qui porte le blé.

D'où venait-elle, cette bonne Déesse?

De llnde probabl$ineiit, et, lûnt M rapport, nous en dirons deux mots tout à l'heure ; seulement, la représentation syii>* bolique était à Pessinonte, ville de Galatie.

Une pierre, ressemblant d*une façon în* forme à une statue, était tombée du ciel et était l'objet d'un grand cidle chez les Calâtes.

Un des calculs des Romains était de con- j centrer tous les dieux dans leur Panthéon.

EN ROBE DE CHAMBRE l[)^

De cette façon, ils centralisaient nonseulement r Italie, mais l'univers dans Rome.

lis envoyèrent une députation solennelle à Attale pour avoir cette statue.

Attale livra aux ambassadeurs la pierre sacrée.

Selon le» um^ c'était un météorite ; Selon, les autres, un bloc d'aimant.

Voulez- vous savoir le chemin que parcourut le navire pour venir des rives de la Phrygie à Rome ?

Lisez Ovide.

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Vous pourrez le suivre dans la mer Egée, à travers le détroit de Messine, dans la mer Tyrrhénienne, enjin jusqu'à Fîle sacrée du Tibre dédiée à Esculape.

Là, le navire s'arrêta sans que, ni à l'aide de voiles, ni à l'aide de rames, il y eût un moyen de lui faire faire un pas de plus.

Il y avait alors, à 'Rome, une vestale nommée Claudia-Quinta.

Elle était soupçonnée d'avoir été infidèle à ses vœux.

Il y allait pour elle de la mort.

Elle offrit de prouver son innocence en faisant reprendre la marche au vaisseau.

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On accepta.

Claudia-Quinta se rendit sur le Tibre, aux deux rives duquel Rome était amassée*

Elle attacha sa ceinture au mât du bâtiment et tira à elle.

Le bâtiûientîsuivit avec la même docilité que les navires en miniature suivent, sur le bassin des Tuileries, les enfants qui les tirent avec un fil.

Il va sans dire que l'accusation tomba et que la réputation de chasteté de Claudia-

Quinta se répandit par toute ITtalie.

La vestale bâtit à la bonne Déesse un temple sur le mont Aventin. .

L'événement arrivait à merveille pour rendre le courage aux Romains.

C'était juste au moment où Annibal campai I; aux portes de Rom^.

Le soir même, on mit en vente le champ où il était campé, et Ton sait que les acheteurs se présentèrent en foule.

Maintenant, quel était, selon toute prO'habilité, le berceau de ce culte?

L'Inde.

L'Inde, mystérieuse aïeule du genre humain, qui a pris la vache nourricière pour symbole. . '

L'Inde avait considéré l'univers comme le produit de deux principes.

L'un mâle, Tautre femelle.

Ce p^^MQSier point Adopte^ eette question suivit :

Dans l'acte générateur qui produisit l'univers, quel a été le principe soumis à Taufire? quelle est la faculté inférieure en rang?

ES^t*^^ le principe mèlè qui a précédé le principe femelle? Est-ce le principe femelle qui a précédé le principe mâle? Et lequel du principe mâle ou du principe femelle a été le plus influent dans Facle qu'ils ont accompli en engendrant le monde ?

Est-ce hvara^ nom du principe mâle?

Est-ce Praniiij nom du principe femelle?

Qui nommer le premier ou la première dans les sacrifices publics, dans les hymnes religieux, dans les simples prières?

Faut-il séparer ou confondre le' culte qu'on leur rend?

Le principe mâle doit-il avoir mi autel où Tadoreront les hommes?

Le principe femelle un autre autel où Tadoreront les femmes ?

Enfin, doivent-ils avoir un seul autel où, tous deux^ les hommes et les femmes, les adoreront.

EN nOB£ D£ GKAMBRG 201

Qu'on n'oublie pas qu'à cette époque, rempire indien couvrait une grande partie de la terre.

Le sacerdoce, mis en demeure, fut obligé de se prononcer sur l'une ou sur l'autre de ces deux questions.

n se prononça en faveur du principe mâle; il établit son antériorité sur le principe féminin, proclama sa dominance sur le sexe femelle.

Il y avait des millions de partisans soutenant le principe opposé.

Le jugement rendu malgré l'opposition des partisans, le sacerdoce dut le soutenir.

202 LES GRANDS AOMMES

Il fallut employer la force, la loi lui prêta sa majesté ; les partisans du principe femelle furent comprimés, mais ils crièrent h la tyrannie.

Dans la situation, une occasion devait se présenter qui fît éclater une révolte.

Cette occasion se présenta.

Cherchez daniS leScanda-Pattrana et dans le Brahmanday et^vous y verrez que deux princes de la dynastie régnante, fils tous deux du roiOugra, ne purent, comme plus tard Etéocle et Polyrdce, s'entendre pour régner ensemble et divisèrent Tempire indien.

L'aîné s'appelait TaraVkya;

Le cadet Irshou.

L'aîné, pensant qu'il devait appeler la religion à son secours, déclara qu'il adoptait iovariablement pour son dieu Ismra^ ou le principe mftie.

Le cadet se prononça hautement pour Praniti^ ou le principe femelle.

L'aîné eut pour lui tout le sacerdoce, dont il confirmait la déclaration, les grands dft l'État, les riches propriétaires et tout ce qui relevait d'eui.

Le cadet eut les classes inférieures, les ouvriers^ Içs prolétaires et tout ce qui leur tenait çn quelque chose.

Ce fut pourquoi on nomma les partisans

d'Irshou les Pallis, mot sanscrit qui signifie Patres.

Ces Pallis^ ces Patres^ ces partisans d'Irshou, prirent pour symbole, pour drapeau, pour étendard, la faculté féminine qui était le symbole de leur culte.

Cette faculté féminine se nomme Yoni, en langue sanscrite.

De là le double nom qui leur est donné.

Le ^ premier titre de leur condition sociale, Pallis^ Patres^ et enfin Pasteurs^ nom par lequel ils sont connus dans l'histoire, et sous lequel ils font invasion en Egypte, n Perse et en Judée, donnant à cette dernière contrée le nom de Palisihan, dont nous ferons Palestine.

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Le second tire de leur croyance, Fowj/as, lonioi. Ioniens, nom sous lequel ils coloniseront les rives de TAsie-Mineure et une partie de laGrèce.

Voilà pourquoi 9 par une mystérieuse

coïncidence avec leur symbole, Yoni, leur

étendard est rouge.

Voilà pourquoi la pourpre qu'on achetait à Tyr était un symbole de souveraineté.

Voilà pourquoi la colombe, oiseau de Vénus, s'appelait /onefc.

Voilà pourquoi toutes les inventions molles, délicates, féminines, étaient em-

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