MORTE
caractéristiques il existe un revêtement stratifié formé de nombreuses assises cellulaires dans lesquelles il est possible de distinguer une couche basale et une couche muqueuse.
1) La couche basale, continue, est formée de cellules hautes, dont le noyau est ovalaire, le plus souvent allongé suivant le grand axe de la cellule, situé au voisinage du pôle inférieur de celle-ci. Leur protoplasme est clair, souvent vacuolaire, gonflé de gouttelettes graisseuses. Il est surtout important de remarquer que cette couche basale est toujours nettement séparée du tissu conjonctif de la coque fibreuse voisine : « Il existe toujours quelque chose entre eux », pour employer l'expression de DINAN». Ce qui les sépare ainsi c’est une mince membrane formée de tissu conjonctif lâche : la membrane basale.
2) Immédiatement au-dessus de cette couche basale apparait une couche de cellules organisées en rangées successives. Ces rangées sont en nombre variable (1 à 3 dans le cas de DiNAND, jusqu’à 10 dans le cas de SHAWAN). L'interprétation de ces cellules, de leur forme, de leurs rapports réciproques varie suivant les différentes descriptions. Cette diversité nous a permis de distinguer les deux variétés que nous considérons sous le nom de: épithélium épidermoïde d’une part, épithélium simple d’autre part.
a) Dans l’épithélium épidermoïde, les contours cellulaires sont nettement discernés. Il est alors possible de reconnaître des cellules polygonales ; adjacentes les unes aux autres, elles ont un noyau régulier assez volumineux, arrondi. Leurs limites surtout sont intéressantes à préciser : il semble qu’il existe entre leurs bords de fins canalicules. Perpendiculairement à ces canalicules sont tendues entre les corps cellulaires des fibrilles parallèles, absolument analogues aux fibrilles de Ranvier de l’épiderme, qui peuvent être interprétées comme des « ponts intercellulaires ». D'autre part, dans cette même couche, il est aisé de noter l’existence de granulations arrondies de coloration foncée, telles qu’en donnent les formations d’éléidine. Un aspect semblable à celui du « stratum granulosum » de la peau se trouve ainsi réalisé.
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Les couches les plus proches de la cavité kystique s’aplatissent rapidement ; les cellules s’allongent, tendent à se placer parallèlement à la surface du revêtement ; ce faisant elles étirent, allongent leurs noyaux qui deviennent ovalaires. Cette couche voisine de la cavité kystique présente souvent des images de desquamation. Cependant dans aucun des cas consultés, les divers auteurs pas plus que nousmême, n’ont pu noter l'existence de formations cutanées : follicules pileux, glandes sudoripares, ou sébacées.
b) Dans l’épithélium simple, ou ce que nous avons convenu de considérer comme tel (cas de SHAWAN et de WEILL), l'aspect du revêtement ne diffère que par quelques détails en réalité. La structure pavimenteuse de l’épithélium reposant sur une membrane basale est sensiblement la même. La seule distinction que l’on puisse observer tient peut-être uniquement aux observations de ces deux auteurs. C’est l’absence de granulations d’éléidine, l’absence de ponts intercellulaires, sur lesquelles ils ont particulièrement insisté qui nous a fait maintenir ces deux cas dans un groupe particulier. Peut-être ceci ne tient-il qu’au manque de coupes colorées suivant des méthodes électives qui mettent facilement en évidence les formations envisagées. Il ne nous semble pas absolument impossible que ces deux variétés en réalité ne puissent être fondues en une seule.
LIMITES DU REVÊTEMENT ÉPITHÉLIAL. — Le revêtement, nous l’avons dit, se présente avec son maximum de netteté au fond des diverticules de la paroi. Si l’on suit cette bordure épithéliale, sur certaines coupes qui intéressent un gros pilier fibreux on peut dans certains cas noter les modifications qui se produisent alors. On voit les assises cellulaires diminuer progressivement de nombre et bien souvent dans le bord libre du pilier fibreux qui n’est plus revêtu que par une unique et mince couche cellulaire, les cellules les plus superficielles, les plus aplaties arrivant directement au contact de la fine membrane conjonctive basale.
ARRACHEMENTS DE L'ÉPITHÉLIUM. — Le revêtement épithélial
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