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Le foie est en général normal et si parfois il pouvait déborder le rebord des fausses côtes, ce n’était jamais que dans des proportions minimes. Il conservait par ailleurs tous les caractères de souplesse, de régularité et d’indolence que possède l’organe normal.
L'appareil cardio-vasculaire, l'appareil bien que dans certains cas puissent manifester quelques symptômes fonctionnels, ne présentent en général aucun signe objectif.
L’exploration des différentes régions ganglionnaires palpables, ne permet d’apprécier aucune tuméfaction notable.
Examens para-cliniques
Nous nous trouvons dans l’obligation de demander à différentes méthodes d’examen de venir confirmer ou même affirmer la nature kystique de cette affection. Dans un cer? tain nombre de cas même, ces examens auront déjà pour but de reconnaître l’origine splénique de la tumeur.
EXAMENS RADIOLOGIQUES. — Les examens radiologiques sont surtout utiles pour affirmer l’origine splénique de la tumeur. Les différents symptômes qu’ils peuvent donner ont été rassemblés de façon fort précise dans le travail de OSTRO et MAKOVER.
1) Le simple examen sans préparation dessine souvent une image arrondie, d’opacité à peu près homogène, siégeant sous la coupole diaphragmatique gauche dont on peut apprécier derrière l’écran la mobilité respiratoire. La coupole diaphragmatique est fréquemment surélevée, plus haute qu’à droite, souvent limitée dans son jeu respiratoire. Les deux auteurs ci-dessus cités rapportent même que cette élévation du diaphragme entraînait une mobilisation de la pointe du cœur se caractérisant par un étalement transversal de l’ombre cardiaque.
2) Exploration gastrique après repas opaque. — Elle est particulièrement significative : deux éléments sont à noter, la déviation et la déformation de l'organe.
Déviation. — L'estomac est rejeté en masse vers la droite, se projette directement en avant de la colonne lombaire : il est également fréquemment abaissé. Ce déplacement gastrique entraîne souvent un allongement de la portion abdominale de l’œsophage. Des modifications d’orientation du canal pylorique, du bulbe duodénal sont fréquemment notées : en particulier la position verticalement ascendante du canal pylorique. Parfois même ce déjettement vers la droite de Pestomac a pu entraîner avec lui le duodénum en masse ou intéresser, comme dans le cas de BENTON, la portion terminale du duodénum et le jéjunum.
Déformations. — Particulièrement intéressants sont les cas où l’image gastrique est déformée. Il existe alors une encoche de la grande courbure occupant la portion verticale de celle-ci. Si le contour en est parfois imprécis le plus souvent on peut distinguer sæ régularité, son aspect arrondi « comme dessiné au compas ». Cet aspect permettant presque à coup sûr d’affirmer la nature kystique de la tumeur.
3) Exploration colique. — Le côlon gauche est lui aussi intéressé par la pression tumorale. Ce qui est le plus constant c’est la déviation, les images de déformation sont beaucoup moins facilement notées que sur l’estomac. Toute la portion gauche du transverse, l’angle splénique surtout, sont abaissés. La flexure liénale est sinon toujours plus basse que l’angle droit, au moins toujours abaissée au même niveau que lui. Cet abaissement pathognomonique d’une hypertrophie splénique ne manquait que dans de rares cas : dans notre observation n° III, cette absence a permis une erreur de diagnostic. Dans un cas également (FUMAGALLI), sur une radiographie de profil on pouvait voir l’angle colique gauche se dessiner derrière l'ombre splénique.
Dans certains cas assez rares, il sera possible de noter une déformation de l’angle colique. On verra se dessiner sur le contour du bord supérieur de cet angle une empreinte plane ou légèrement concave tranchant avec l’aspect normal régulièrement bosselé du côlon ; parfois même un rétrécissement du calibre colique peut se manifester.