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sion que l’estomac est refoulé vers la droite. Il en est de même du côlon et de la sonorité colique que l’on retrouve au pôle inférieur de la tumeur. Celle-ci apparaît ainsi comme une zone mate encadrée de régions sonores sur toute sa circonférence interne et inférieure.
La sensibilité est le plus souvent minime ; le kyste est en général insensible à la pression. Cependant, il est des cas où lon peut déclencher ainsi une certaine douleur plus ou moins vive au cours de la palpation. Vraisemblablement s’agit-il dans ces cas de kystes qui viennent de subir une brusque poussée d’accroissement de tension, une hémorragie intra-kystique.
La mobilité de la tumeur demande à être précisée avec soins. Elle doit être recherchée aussi bien dans son expression passive, au cours des mouvements respiratoires, que
dans son expression active au cours des manœuvres ma-
nuelles de palpation. Le plus souvent, la tumeur s’abaisse au cours de l'inspiration profonde et la mobilité splénique au cours des mouvements respiratoires se trouve ainsi con-
servée. La mobilisation manuelle donne des résultats fort
variables : la mobilité peut être limitée par le volume de la tumeur elle-même ou par les adhérences que celle-ci a contractées. Parfois cependant on a pu la mobiliser franchement dans le sens transversal vers la ligne médiane, aussi bien que dans le sens vertical vers la crète iliaque ou vers la cavité abdominale et äans noîre observation n°1] il était possible de l’abaisser jusqu’au bord supérieur de la symphyse pubienne.
Un symptôme stéthacoustique a été signalé par MONNIER et par HEINRIcuS : des frottements synchrones des mouvements respiratoires étaient perçus comparables au bruit de cuir neuf. Ce symptôme en réalité fort accessoire ne se rencontre que dans les cas où il existe une périsplénite importante.
L'examen somatique général du malade permet alors d’affirmer qu’il s’agit là d’une manifestation tumorale absolument isolée.