DEN, CR
tendent à mettre en évidence la nature parasitaire hydatique du kyste doivent être pratiquées cependant : réaction sérologique de déviation du complément à l’antigène hydatique de Weïnberg, intra-dermo-réaction de Casoni qui a d’ailleurs dans ce but une valeur beaucoup plus absolue. Il est indispensable, en effet, de pouvoir éliminer avec certitude le kyste hydatique avant d’être autorisé à pratiquer une ponction exploratrice.
4) Examen des urines. — Il sera pratiqué soit sur les urines globales, soit sur les urines séparées provenant du rein gauche ; il peut alors avoir un intérêt complémentaire lorsque le diagnostic hésite entre une tumeur splénique et une tumeur rénale. L'absence de toute modification pathologique de l’excrétion urinaire vient alors confirmer les autres éléments du diagnostic.
Formes cliniques
Sous ce titre, nous ne nous donnons pas pour but de vouloir isoler, suivant la symptomatologie, des formes particulières. Nous ne pourrions que répéter que si les symptômes sont de nature très diverse, ils sont souvent peu nombreux chez un même malade ; que l’affection peut se révéler progressivement, qu’elle ne peut apparaître qu’à l’occasion d’une complication (hémorragie intra-kystique, fissuration, infection), qu’elle peut être découverte au hasard d’un examen médical complet.
Nous n’envisagerons ici qu’une seule variété qui, bien que peu fréquente, puisque nous n’en relevons que trois cas en ce qui concerne les vrais kystes de la rate, mérite d’être connue.
Le kyste de la rate en situation ectopique. — Même si l’on ne cherche pas à distinguer les Vrais des Faux kystes, les observations de tumeurs kystiques sur rate ectopique sont rares. En ce qui concerne les grands kystes tels que nous les avons compris, nous ne les avons rencontrés signalés que trois fois par : HEINRICIUS, PRIBRAM, ROYSTER. Ces trois cas
concernaient des femmes ; la tumeur était hypogastrique ou pelvienne et l’on conçoit aisément Îles difficultés que peut soulever pour un gynécologue la distinction entre celle-ci et les différentes tumeurs pelviennes beaucoup plus fréquentes. PriBraM s'est particulièrement attaché à essayer de distinguer parmi les symptômes les nuances qui pourraient évoquer l’origine splénique en ces cas. D’après cet auteur :
Les douleurs, même si elles sont perçues à leur maximum dans la région hypogastrique, manquent rarement de présenter une irradiation, d’éveiller un écho dans l’hypocondre gauche, parfois même jusque dans l’épaule gauche.
La mobilité de la tumeur est le plus souvent très importante. Et un signe qui semble plein de valeur est signalé dans le cas de HEINRICIUS : il est possible de faire remonter la tumeur jusque sous le rebord costal gauche.
Les rapports avec l'appareil génital doivent être précisés avec soin; il importe de rechercher qu’il n’existe pas de pédicule qui relie cette masse à l’utérus : la palpation sous anesthésie générale, en position de Trendelenbourg, peut arriver à montrer que l’ascension de la tumeur n’entraîne absolument pas l'utérus.
Il faudrait réussir à palper les deux ovaires normaux pour éliminer à coup sûr le kyste ovarien. Un des meilleurs signes enfin pour PRIBRAM serait l’absence de toute matité, même ébauchée, dans l’hAypochondre gauche, qui permettrait de conclure à l’absence de la rate à sa place normale.
Le diagnostic n’en peut, à vrai dire, être fait qu’exceptionnellement par la clinique ; c’est alors une découverte opératoire comme celle que signale ROYSTER qui, ayant posé le diagnostic de tumeur génitale, annexielle, voit la tumeur kys-
tique qu’il vient de découvrir « filer librement vers l’hypocondre gauche ».
Evolution - Complications
FRS DNESS ve L'accroissement de volume progressif et constant, telle est la notion que nous a donnée déjà l’étude anatomique. C’est
2) 41 ab Li
ai raie. DUR De à à s " Li M ee :
encore le fait qui va se dégager de la clinique. Lorsqu'il a été permis, chez certains malades, de suivre pendant parfois des mois ou même quelques années l’évolution de ces tumeurs, cette augmentation de volume n’à pas manqué d’être observée. Certains malades ont avoué connaître son existence depuis longtemps parfois : 4 ans (TILTON), 5 ans (SUCHANEK). Ils ont noté son accroissement eux-mêmes. Le peu de concordance existant entre le volume de la tumeur, la compression anatomiquement contrôlable des viscères voisins, et l’intensité des troubles fonctionnels ressentis en est la cause.
Mais bien souvent l'accroissement peut être rapide : en moins d’un an chez la malade de Jentzer la rate qui était tout juste percutable va occuper tout l’hypocondre gauche. Sur l’espace de six semaines chez le malade de notre observation n° I on note une évidente augmentation de volume.
L’HÉMORRAGIE INTRA-KYSTIQUE. — Si dans la grande majorité des cas l’hémorragie intra-kystique n’est qu’une découverte opératoire, aucun symptôme anormal n'étant venu en manifester cliniquement la traduction, elle peut être à l’origine d’une brusque poussée hypertrophique du volume du kyste.
Bien souvent alors, elle s’accompagne d’un syndrome assez caractéristique avec douleur brutale, point de côté angoissant, persistant pendant plusieurs heures, pendant quelques jours parfois. Le tableau le plus complet et le plus dramatique est décrit par SANDERS : sa malade accuse une douleur presque syncopale, d’une brutalité extrême. Elle présente un état de shock accentué : son facies se crispe, pâlit, ses traits se tirent. Ce syndrome alarmant persiste dans toute son inten-
-sité pendant une heure et ne commence à s’estomper lente-
ment qu’au bout de ce temps. L'intérêt de tels phénomènes bruyants n’est pas à dédaigner. Ils viennent ainsi extérioriser la brusque poussée hypertensive intra-kystique et doivent sans aucun doute demander de hâter l’intervention opératoire par crainte d’une rupture imminente.
LA RUPTURE. — La rupture est possible, elle doit souvent être redoutée. Il n'existe pas cepéndant d’observation publiée