ETES
à ce jour, dans laquelle on trouve, semble-t-il, une rupture complète brutale en péritoine libre. Néanmoins, on peut as-° sister à un syndrome de fissuration, et les constatations anatomiques faites dans notre observation IT viennent expliquer une crise douloureuse qu’a présentée la malade quelques jours auparavant. A l'examen de la pièce, il existe manifestement la trace d’une fissuration récente obturée par l’épiploon. L'interrogatoire rappelant que 15 jours auparavant la malade a ressenti brusquement une crise douloureuse spontanée de l’hypocondre gauche qui s’est prolongée pendant trois jours, on peut sans aucune difficulté la rapporter à sa véritable cause : la fissuration de la paroi du kyste. En effet, si l’on pouvait également incriminer l’hémorragie intra-kystique dans notre cas, l'examen du liquide tant macroscopique que microscopique, qui ne permettait de découvrir aucune trace d’épanchement sanguin, aucune trace d’hématie, permettait à coup sûr de n’en rendre responsable que la fissuration. | INFECTION DU CONTENU KYSTIQUE. — N’envisageant ici que l’infection spontanée, nous ne pouvons retenir que deux observations : dans celle de GATERSLEBEN la traduction clinique est pour ainsi dire banale : la température s’élève rapidement à 39°; les douleurs spontanées augmentent d'intensité et tendent à devenir permanentes ; la tuméfaction devient manifestement douloureuse à la pression. L'intervention que l'on se hâte de pratiquer montrera un liquide louche, trouble, « semblable à du pus ». Dans l'observation de POHLE, la tumeur était connue depuis 9 ans sans cependant que l’on s'en soit inquiété et que l’on ait cherché à en préciser l’origine. Brusquement la malade présente une fièvre en plateau à 40° ; on met en cause la tumeur splénique ; une ponction exploratrice ramène du liquide où l’on décèle de nombreux leucocytes et des bacilles; craignant la diffusion de l'infection à la cavité péritonéale, on se hâte d'intervenir. Le liquide, à l'examen direct et à la culture, montre du bacille paratyphique pur. La suite de l’évolution de l'affection elle-
même devait alors confirmer qu’il s’agissait bien d’une paratyphoïde.