‹ Les grands naufrages drames de la merChapitre 60 sur 63 · PLESSIX · texte numérisé non relu

PLESSIX

coule avec 53 personnes.

Japon

i^a Caravane,

l.* Diacre

Abordé par un transport japonais, coule au

transport.

bout de quelques mi-

nutes. L'équipage a le temps de se réfugier à bord du navire japo-

nais. Mais Tofficier en

second et 2 hommes

sont tués par la chute

d*un mât.

ôxm/coÂûn ^eJ aue/aaeccJ uermenJ

Quel que soil le soin que nous ayons oris de rédiger les naufrages rapportés dans ce livre en évilanl l'abus des expressions techniques, il était impossible, sous peine d'enlever aux récits leur couleur maritime^ de ne pas employer quelques-uns des termes habituels aux marins, La plupart de ces termes, d'ailleurs, sont entrés dans le langage courant.

Si, cependant, certains mots spéciaux. déroutaient le lecteur, il trouverait ci-dessous r explication des expressions dont il pourrait ignorer le sens.

Affourciier. — Laisser tomber les deux ancres.

Aire de vent. — Direction du vent prise sur le compas. On dit aire de vent

du compas.

Appareillage. — Départ d'un bâtiment amarré.

Armement. — Installation d'un navire sortant de l'arsenal pour prendre du

service actif.

Bâbord. — Cùiù gauche du bAliment. (Indication prise de l arrière à Vavanl.) Barre. — l^a roue de manœuvre du gouvernail.

Bordée. — Division de l'équipage d'un bAlimenl. — Ensemble de caups de

canon tirés d'un même bord.

Bosser. — Hetenir une manœuvre ou une cliaîne au moyen d'un cordage

appelé « bosse ».

Bossoirs. — Pièces de 1er ou de bois placées h l'avanl, débordant le bAliment

et servant au soutien des mouvements de l'ancre. Branle-ras. — l^everet couclicr de l'éipiipage. — Signal du combat. Camri'se. — Magasin aux vivres.

(Iap. — Direction du navire d'a|)rès b» compas. Cape {Etre à la). — Se maint(Miir avec le bAliment tout près du lit du vent

par les gros temps, en dérivant surtout par le travers.

Carguer. — Serrer la voile roulée eonlre sa vergue.

Carré. — Salon. Salle à manger des officiers. Il existe deux carrés à bord

des cuirassés, celui des officiers supérieurs et celui des lieutenants et

enseignes. Le carré des aspirants est un poste. CuARMER. — Hécipient contenant la provision d'eau attribuée à l'équipage

pour la journée.

Chasser. — Au mouillage, glisser sur les ancres qui dérapent. Compas ou Boussole. — Régler ses compas consiste à faire les corrections

nécessaires pour que Taiguille aimantée donne le Nord. Coque. — Corps même du bateau, partie qui porte les passagers et la

cargaison.

Corps-Morts. — Grosses bouées mouillées à poste fixe au moyen de fortes

ancres. On les emploie de deux façons : ou Ton s'y amarre à leurs anneaux,

ou Ton relie leurs chaînes aux chaînes d'ancre du fond. Coupée. — Palier de l'échelle donnant accès sur le bâtiment. CouRm(d). — Expression qui signifie faire au plus vite. Dalots. — Ouvertures au ras du pont dans le bordage pour l'écoulement

des eaux.

Dérive. — Angle dû au vont formé par le sillage de l'axe du bâtiment. Drosse. — (ilordage reliant la barre au gouvernail. Drosser. — Subir la poussée des courants ou du vent malgré soi. Ecoutille. — Ouverture au ras du pont donnant accès à l'intérieur et fermée

par un couvercle mobile appelé />anAieaa.

EcuRiERs. — Orifice de sortie des chaînes à l'avant. A l'arrière ce sont des

écubiers de remorque.

Etambot. — Partie de la coque qui se relève à l'arrière. Etrave. — Partie de la coque qui se relève à l'avant. Eviter. — Se dit d'un bâtiment qui tourne bout pour bout. Fn>ER {la chaîne). — Laisser échapper la chaîne. Foc. -r- Voile triangulaire non enverguée établie à l'avant du navire sur le

mât de beaupré.

Gabiers. — Matelots de manœuvre.

Gaillard. — Partie dominant le pont supérieur dans un navire et dite, à

l'avant, gaillard d'avant, ou simplement gfaiV/arrf ; à l'arrière, gaillard

d'arrière, ou dunette.

Grelins. — flordages moins gros que les câbles. Haubans. — Cordages de manœuvres, le plus souvent en fil de fer. Hune. — Plate-forme à claire-voie, environ à mi-hauteur d'un mât. Jardin. — Partie d'un bâtiment à roues placée dans les tambours près des

EXPLICATION DE QUELQUES TERMES MAIil TIMES 289

Laisser porter. — Gouverner un bôUinenl de manière à éloi}j:ner son axe du

lit du vent.

Larguer. — Svnonvme de « lâcher ».

Ligne de file. — Dans les évolutions de hAliments, Tordre \c plus simple, les navires étant Tun derrière l'autre.

Ligne de front. — Ordre où les navires sont placés à côté Tun de l'autre.

Lit du vent. — Direction du vent.

Locii. — Instrument qui permet de vérifier la vitesse de marche.

LoFFER. — Gouverner de manière h rapprocher le bâtiment, Taxe dans le lit du vent.

Mat d'Artimon. - A l'arrière sur un trois-nuUs; mât de beaupré, placé à l'avant du bateau dans une position voisine de l'horizontale; grand mal, au milieu sur un trois-mAts ; mal de misaine, h l'avant.

Mille. — Mesure marine, IKvi mètres. (^^Ite longueur équivaut à une minute d'arc, et dès lors il est plus facile de placer le bAliment sur la carte lorsqu'on a fait le point.

Mouiller. — Laisser tomber l'ancre. S'arrêter.

Noeuds. — Sur la ligne du loch sont des nœuds. Autant il en coule dans la main du timonier qui jette le loch h la mer dans un temps donné, autant de milles îi l'heure.

Passerelle. — Construction centrale dominant le pont où se tiennent l'officier commandant de manœuvre et l'homme de barre.

Pavillons. — Les signaux divers.

Pavois. — Décoration des jours de fête.

PoiST (Faire le). — Déterminer la position du navire sur la carte.

Portemanteaux. — Potences en fer soutenant les embarcations de sauvetage à bord des navires.

Quart. — Division du jour pour le service, en six parties de quatre heures chacune.

Quille. — Pièce principale de la coque, qui s'étend horizontalement, ou à peu près, dans toute la longueur des fonds du navire.

Raguer. — Toucher le fond en continuant d'avancer.

Rencontrer. — Redresser ou changer la barre.

Ris {prendre un ou plusieurs), — Diminuer l'action d'une voile en réduisant plus ou inoins la surface exposée au vent.

Rôle. — Tableaux déterminant «^ bord le service de chacun.

Salut. — Amen<M- trois fois le pavillon h mi-drisse.

Servo-moteur. — Petite machine à vapeur ou éh»(!tri(|ue actionnant le gouvernail sur certains bdtiments importants.

Stopper. - Arrêter la machine.

Timoniers. — Matelots chargés des signaux, des montres, de la transmission

des ordres.

Tirant d'eau. — Fractions de mètre ou mètres du bâtiment plongeant dans

Teau.

Tonnage ow Jauge. — Évaluation du volume intérieur d'un bâtiment. Tribord. — Côté droit du bâtiment. (Indication prise de barrière à lavant,) Venir sur un bord. — Tourner de ce côté.

Vent {Être sous le), — Être au côté opposé à celui d'où souffle le vent. Vergue. — Pièce de bois, plus ou moins voisine de Thorizontale, soutenant

une voile.

^A^ tJDureaii J^eriàucJ

IL n'est pas, aujourd'hui, de sinistre en nier à propos duquel il ne soit question du Bureau Veritas et des renseijj^nements inariliines donnés par cette administration sur le navire en danger ou perdu. Ouotidienneinent, dans les journaux, dans les publications maritimes, on lit ces mots : le Bureau Veritas estime... le Bureau Veritas certifie... le Bureau Veritas lait connaître.. — et, sauf les spécialistes des choses de la mer, bien peu de gens savent au juste quelle est la raison d'être, l'utilité, l'importance du Bureau Veritas y institution d'intérêt universel.

Dans le Londres du xvn' siècle, aux ruelles noires et tortueuses, un cabaret était entre tous renommé et fréquenté.

C'était celui d'Edward Lloyd, où, proche la Tamise, les clients s'assemblaient pour traiter d'affaires plus que pour déguster les bières et les spiritueux du comptoir à l'entablement de chêne sculpté.

Le soir, les armateurs cossus, les capitaines de vaisseau h l'habit flambant neuf, les assureurs au gilet barré de la grosse chaîne d'or s'y donnaient rendez-vous. Et, par les chAssis encastrés dans la muraille épaisse, à travers les vitraux étoiles de culs de bouteilles, les rayons du couchant enllammaient de colorations ardentes et de teintes imprévues ces larges et placides visages de négociants, ces figures énergiques de marins.

Sur les tables, entre les pichets et les bols d'ale ou de gin, des feuillets manuscrits circulaient, que chacun consultait avec intérêt. Sur ces listes, tôt jaunies par les doigts qui les froissaient tour à tour, des noms de navires étaient inscrits, — et chaque désignation était suivie de renseignements sur l'Age, les états de service, la solidité du bAtiment nommé ; le tout formant un état civil du navire, détaillé et complet.

Ainsi les armateurs apprenaient la valeur du vaisseau qu'ils voulaient acheter, les assureurs savaient jusqu'à quel point ils pouvaient s'engager.

292 LES CnAXÛS 2\ AU FIXAGES

enfin los ca|)itaines connaissaient les qualités et les défauts de tel ou tel bâtiment nouveau.

Ce cabaret d'Edward IJoyd est le premier en date des bureaux créés dans le but de donner une classification générale de tous les navires de commerce et de plaisance qui sillonnent les mers, — bureaux dont les deux plus considérables sont : à Londres, le Lloyd's Regisler of Shipping et, à Paris, le Bureau Veritas.

Celui-ci, qui nous intéresse plus particulièrement, fut fondé à Anvers le l"' juillet 1828, sous la dénomination modeste de Bureau des Renseignemenls pour les Assurances marilimes — qu'il clianfçea Tannée suivante contre celle de : Bureau Veritas, en même temps qu'il commença à publier un Registre annuel.

En 1832, lors du bombardement d'Anvers, le sièji^e de la société fut transféré à Paris ; il y est resté depuis, sauf en 1870. A cette épo(|ue, les arcliives durent être transportées momenlanément î\ Bruxelles. La guerre francoallemande terminée, tous les services furent de nouveau concentrés à Paris, dans l'immeuble même où les premiers gérants du Bureau Veritas l'avaient installé en 1832 : place de la Bourse, n" 8.

Le Bureau Veritas s'est fait admettre dans tous les pays. GrAce à l'impartialité de ses ap|)réciations, il a progressivement fait son cbemin à travers le continent européen d'abord, puis dans les deux Amériques et dans toutes les colonies euroj)éennes. Aujourd'hui, le Bureau Veritas est représenté dans plus de 200 districts répartis sur tous les points du globe et comprenant au moins 1500 ports.

On concevra sans peine ce qu'il a fallu de temps et d'efTorts pour former un personnel d'experts, aussi nombreux, capables de mériter par leur probité et leur science professionnelle la confiance universelle.

Mais le plus difficile n'était pas d'installer sur tous les points du globe des experts dignes de confiance; il fallait aussi vaincre la répugnance naturelle que bien des armateurs éprouvaient à laisser visiter leurs navires. Cependant, lorsque l'expérience eut démontré les services que les sociétés c!c classification pouvaient rendre au commerce maritime, tous les assureurs et chargeurs du monde entier les prirent pour guides de leurs opérations ; à partir de ce jour la nécessité de produire un certificat de cote pour obtenir du fret et de bonnes conditions d'assurance engagea les armateurs soucieux de leurs intérêts à faire visiter et classer leurs navires.

Dès lors, les assureurs bénéficiaient d'une sécurité qui leur avait manqué jusque là, en même temps que les armateurs soigneux de leurs navires avaient l'avantage d'obtenir des primes plus réduites et un meilleur

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