VIIL, p
3. C’est la thèse latine écrite par Kant pour son « habilitation ». (L. AIT, p. 1-44.)
a KANT.
les lois de l'attraction et de la répulsion qui supposent entre les êtres une communauté réelle d'action réciproque. Une nouvelle conception des principes de la connaissance détruit l'hypothèse de l'harmonie préétablie et confirme le système de Newton. Kant maintient, sans le modifier, le principe d'identité, loi première de toute pensée, qui gouverne le possible. Mais le principe de raison suffisante, qu'il appelle, avec Crusius, principe de raison déterminante, lui semble susceptible d’une double formule : au point de vue de l'existence, la raison est antérieurement déterminante; (c'est ainsi que la nature de l’éther est la raison antécédente de la vitesse de la lumière); mais, au point de vue de la connaissance, la raison est postérieurement déterminante; (ainsi, les éclipses des satellites de Jupiter sont la raison qui a permis, a posteriori, de déterminer la vitesse de la lumière!.) De cette distinction résultent deux conséquences. D'une part, l'existence d'un ètre ne peut être déduite de l'idée que nous en avons, pas plus que l'idée du triangle n'implique la réalité objective de cette figure ?. L’existence de Dieu ne saurait donc être démontrée par l’analyse de l’idée d’un être nécessaire et parfait, et l'argument ontologique des Cartésiens s'écroule par la base. C’est du monde réel, du donné, qu'il est possible de remonter jusqu’à Dieu comme à la raison prédéterminante de toute possibilité et, & fortiori, de toute réalité. D'autre part, aucune substance créée ne saurait contenir en