POS
. P. 21-27 et 120-122. . P. 122 et sui.
PÉRIODE ANTÉCRITIQUE. |
sistons pas sur cette démonstration que nous retrouverons à sa place définitive dans la critique de la raison pure’. Qu'il suffise ici de résumer l'argument qui, dans ce naufrage métaphysique, semblait offrir à Kant une planche de salut. L’argument ontologique avait pour point de départ le concept de l'être parfait, ens realissümum, pour aboutir à l'existence nécessaire. Il faut, dit Kant, renverser l'argument et aller de l’idée de « quelque chose d’existant au concept de Dieu ». Or le possible, qui est donné avec la pensée même, suppose un être; car « si rien n'existe, rien n’est donné qui soit objet de pensée »; 1lest donc impossible que rien n'existe; le néant de l'être entrainerait le néant de tout possible; il yadoncun ètre nécessaire, qui est Dieu !. Et de cette nécessité 1l est facile de conclure à tous les attributs divins : unité, simplicité, immutabilité, éternité, etc. ?.
Kant se vante d’avoir ainsi donné de l'existence de Dieu une démonstration « purement a priori». Comment ne s’apercut-il qu'il rouvrait toute grande la fenêtre à l'argument ontologique auquel il venait à grand bruit de fermer la porte? Comment lui échappa-t-il que le possible, comme il devait le reconnaitre plus tard, n’enferme pas plus la réalité de l'être nécessaire que le concept de perfection n'implique l'existence réelle?
Po 20:
. P. 35 etsuiv.