‹ Les Grands Philosophes: KantChapitre 24 sur 139 · PP · texte numérisé non relu

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$ 4. — Les principes de la théologie naturelle et de la morale.

L'illusion, en tout cas, ne dut pas être de longue durée. La dissertation présentée à l’Académie de Berlin sur l'Évidence des principes de la théologie naturelle et de la morale!, qui est certainement postérieure à celle qu’on vient d'analyser, est une déclaration de guerre en règle à la méthode a priori en matière de métaphysique. Comme son concurrent Mendelssohn, auquel le prix fut décerné, Kant établit un parallèle entre la méthode usitée en philosophie et celle des mathématiques, et la comparaison ne tourne pas à l'avantage de la première. Le mathématicien crée ses définitions par « synthèse », par « liaison arbitraire de concepts » ; aussi les données dont il part sont-elles simples et peu nombreuses et il peut les traduire en figures et en formules concrètes et parfaitement adéquates. La philosophie, au contraire, comme la physique et la psychologie, établit ses définitions par l'analyse du donné; mais ce dernier est trop complexe pour qu'il soit possible d’en achever la décomposition. Aussi lessymboles dont elle se sert, les mots, ne représentent-ils rien que d’abstrait et laissent échapper la réalité concrète qu’ils expriment ?. De là le vide des définitions philosophiques, telles que celle du temps, du corps, du réel. En faire, à limitation des mathématiques. le point de départ de la science, c’est se condamner à de stériles démarches. La vraie méthode de la métaphy-

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