‹ Les Grands Philosophes: KantChapitre 70 sur 139 · HEINZE, p · texte numérisé non relu

HEINZE, p

2. Cf. Infra ; Postulats de la raison pratique. Cunstatons une fois pour toutes l'embarras dans lequel Kant se jette, et avec lui ses historiens, en séparant la métaphysique de la nature de celle de la liberté, alors que

L'âme est simple, non pas en tant qu'inétendue, mais parce que l’aperception du moi par la conscience est indivisible. De cette simplicité on ne saurait conclure qu’elle est immortelle, car une substance simple pourrait périr, à défaut de décomposition, par dégradation de ses qualités, et c’est encore la raison pratique qui postule cette immortalité. Cependant, dans l’un de ses cours, que l’on a des raisons de croire contemporain de la Critique de la faculté de juger, Kant reconnaît une grande force à l’argument de finalité : tout organe a une fin; comment les facultés mentales, qui n’ont que faire dans un monde matériel dont elles ne peuvent ébranler une parcelle, n’auraient-elles pas une destination conforme à leur tendance naturelle vers la perfection 1?

Quant aux rapports de l'âme et du corps, on ne peut les concevoir comme un commerce (Gemeinschaft) de substances. Le corps n’est qu'un phénomène et l’âme même n'est pas une cause au sens physique du terme. Un tel problème ne peut être résolu par l’entendement, qui ne saurait admettre, dans le réseau des phénomènes déterminés, l’intrusion d'une causalité libre. La causalité exercée par l'âme sur le corps est purement «intelligible » ; la raison spéculative la concoit, la raison

la seconde est, dans sa pensée, le vrai fondement de la première. Nous avons cru cependant devoir nous conformer au plan expressément tracé parKant. Notons que, dans ses Lecons, il mêle constamment les deux métaphysiques, comme il l’avait déjà fait dans la Dialectique transcendantale.

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