P. 71 (96). Cf. p
.3. P. 76-81 (103-110) et 91-93 (123-126). Kant revient à ce propos,
Enfin le droit personnel-réel n’est autre que le droit domestique. Personnel en ce sens qu’il a pour objet des personnes, il est réel en ce sens qu'il confère une véritable possession de ces personnes. 11 suppose plus qu'un simple contrat, mais une loi extérieure qui consacre l’autorité d’une personne sur une autre.
Le mariage, ou droit conjugal, rend seule légitime et morale l’union des sexes : hors de lui, dans le rapprochement libre et passager, l’homme et la femme font l’un de l’autre et d'eux-mêmes des instruments de jouissance et non des fins en soi. Le mariage véritable est une union de personnes égales qui se donnent pleinement l’une à l’autre, car la personne est indivisible. Il en résulte que la polygamie est condamnée. Toutefois la domination de l’homme sur la femme est légitime, pour autant qu’elle fait « tourner au profit de la communauté la supériorité naturelle du sexe fort ».
La naissance des enfants crée, au profit de ces derniers, qui n’ont point demandé la vie, le droit, vis-à-vis des parents, d’être mis en état de se suffire un jour à euxmêmes. De là les devoirs des parents, qui impliquent en retour le droit, pour ceux-ci, de commander tant que l'enfant à besoin d’être dirigé. Les droits cessent de part et d'autre dès que l'enfant est en état de subvenir à son existence.
p. 97 (131) sur l'Jllégilimilé de la contrefaçon des livres qui avait fait l'objet d’un article de la Berlin. Monatsschrift, en 1785 : Le contrefacteur n’a pas reçu mandat de la part de l’auteur et porte ainsi atteinte au contrat personnel conclu entre celui-ci et l'éditeur (p. 345 (271) et suiv.).