L AUBE DU TROISIEME JOUR ET LA PRIERE DU PSALMISTE
Dans les chapitres précédents, j'ai eu pour préoccupation constante et presque unique de montrer aux lecteurs à quel point l'œuvre de Krasinski plongeait en pleine réalité. J'ai tenu à faire voir aussi clairement que possible de quelle forte étreinte le poète avait su saisir la vie et l'histoire, et non seulement les saisir, mais les dramatiser, à la façon des grands écrivains de théâtre, ou de ces illustres historiens de la période romantique : Carlyle et Michelet, dont il s'était montré le rival en intuition et le vrai frère2. Mais ce n'est pas là tout Krasinski : cet œil aigu qui voyait si nettement les hommes, cet esprit qui apercevait l'ensemble des siècles et dont on a pu dire « qu'il peut réclamer sa place au sommet de cette humanité qu'il