‹ Les grands processus morbides; leçons de pathologie générale (volume 2)Chapitre 12 sur 82 · PRÉFACE XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE XIX

à un certain minimum, l'acte désassimilateur laisse l'assimilation conduire les éléments anatomiques à Fhypevtrophie ou à l'incrustation, selon la nature organique ou minérale des principes immédiats fixés. Lorsqu'au contraire, c'est l'acte assimilateur qui décroît en énergie, la désassimilation persistant conduit à l'atrophie et peut aller jusqu'à être représentée par de complets dédoublements des principes non crislallisables fondamentaux en leurs composants alcaloïdes solubles, qui sont éliminés en leurs composants minéraux solubles, et graisseux insolubles qui restent dans les éléments figurés; phénomènes dont la décomposition cadavérique n'est que l'excès, survenant dans toute partie dès qu'y cesse l'acte inverse de l'assimilation.

L'examen de ce que l'étude de chaque maladie en particulier détache de ces notions communes comme lui appartenant en propre, tel est encore le sujet de la pathologie générale; pour bien montrer qu'il faut se garder ici de substituer des banalités basées sur des fictions métaphysiques aux généralités scientifiques qui nous donnent les méthodes et les règles à suivre dans chaque cas spécial, terminons par les indications suivantes, déjJi produites il y a longtemps par M. Littré (i).

Toutes les causes morbifiques différentes entraînent des expressions symptomatiques différentes aussi , et un enchaînement de phénomènes qui varie de l'une à l'autre, qui est en d autres termes caractéristique de chacune. Cet ensemble d'états et de phénomènes accidentels qu'on nomme maladie a sa marche naturelle quand celle-ci est abandonnée à elle-même. Rien de plus important pour le médecin que de savoir quelle est cette marche pour le plus grand nombre possible des maladies. C'est ce savoir qui, par l'examen d'une portion de la courbe que trace cette marche, par l'examen des phénomènes qui se succèdent en quelques heures ou en quelques jours, lui permet de prévoir et de dire près du malade quand l'autre portion rejoindra la nor-

(Ij Lillré, la Science de la vie (Hevue des deux mondes, janvier 1855), et la Science au point de vue philosophique. Pnris, 187â, p. 242.

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