‹ Les grands processus morbides; leçons de pathologie générale (volume 2)Chapitre 9 sur 82 · ITI PRÉFACE · texte numérisé non relu

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leur en joignant d'autres analogues de nouvelle création (gliome^ mixomey psammomCy etc.), la logique scientifique la plus élémentaire met en évidence les vices de cette manière de faire dans laquelle se payer de mots semble suffire à ceux qui la prônent. La science ne rend pas moins manifeste l'impropriété de termes qui ne rappellent en rien les relations anatomiques et physiologiques des tissus morbides avec les tissus sains, bien que l'anatomie puisse déceler ces liaisons au premier examen comparatif. Rien encore une fois de plus illusoire que de croire qu'il est possible de restituer à l'étude des tissus morbides une autonomie qu'elle a perdue devant les investigations modernes, et que ce résultat pourrait être obtenu par le seul fait de la reprise des termes acceptés par ceux qui croyaient à cette autonomie. D'autre part, plus d'un raisonne et écrit sur ces questions comme s'il avait la conviction que, en ce qui les touche, il n'est pas j)Ossible d'arriver à des convictions appuyées sur une démonstration scientifique et comme s'il pensait que, par suite, rien ne s'oppose à ce qu'on adopte en dehors de toute démonstration la supposition explicative qui paraît la plus séduisante.

Nous avons déjà vu que nous n'arrivons à bien connaître la nature anatomique et physiologique des parties constituantes de l'organisme que par l'étude de leur origine embryonnaire, du lieu, de l'époque et du mode de leur apparition, alors que quelques instants avant chacune de ces parties n'existait pas. Or la pathologie est encore remplie de déterminations erronées dues, par exemple, à ce que tel soutient systématiquement que le tissu nerveux central 'propre renferme du tissu cellulaire, alors que non-seulement nulle de ses parties ne présente les réactions des éléments de celui-ci, mais alors encore que l'embryogénie mont œ le névraxe dérivant du feuillet blastodermique externe; feuillet qui ne donne jamais d'organe pourvu de tissu cellulaire, et devenir l'origine de ce dernier étant l'un des rôles dévolus exclusivement au feuillet moven. Et ainsi des autres dans nombre de cas où, avec l'obstination que donne la méconnaissance des

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