CHAPITRE III
L'APPAREIL CIRCULATOIRE {Suite.)
Sommaire. ■— Série de graphiques évoluant en sens inverse des précédeiïts. — Neurasthénie et artério-sclérose. — Neurasthénie toxi-alimentaire. — Neurasthénie et sclérose rénale. — Neurasthénie et abus de l'alcool. — Neurasthénie et diabète. — Utilité pratique de ces tracés. — Enseignements que l'on en peut tirer. — Conséquences thérapeutiques à en déduire. — L'angine de poitrine neurasthénique.
Voilà donc une première et très nombreuse catégorie de cas, où nos graphiques nous montrent Tétat physique et mental d'épuisement nerveux, et tout le cortège symptomatique du mal neurasthénique, manifestement liés à la baisse fonctionnelle du cœur et des vaisseaux, à de rhypotension artérielle. Abordons maintenant Tétude d'une autre série de tracés évoluant en direction inverse des précédents, à mesure que le sujet va s'améliorant.
La figure 22 nous montre Tétat du pouls chez une femme de soixante et un ans, arthritique, touchée par Tartério-sclérose, avec hypertension artérielle assez marquée.
De Fleury. — Neurasthénie. ' 5
Elle se plaint de maux de tête, habituellement localisés à la nuque, de lassitude en même temps que de raideur des jambes; elle a bon appétit, mais ses digestions sont lourdes, elle donne tous les signes de la dyspepsie hyperchlorhydrique : elle a de la colite muco-membraneuse, et quelquefois du sable intestinal. Elle dort mal, avec des rêves habituellement pénibles, s'éveille le matin plus lasse qu'elle n'était le soir en se couchant ; sa pensée est confuse et son humeur est sombre; elle n'a point cette tristesse passive et inerte qui caractérise les vrais mélancoliques , mais bien plutôt un pessimisme farouche et agressif; elle se fâche plus facilement encore qu'elle ne pleure, et la vie devient fort pénible pour tout son entourage. A Torigine de son mal, je retrouve une de ces causes qu'on appelle morales, une perte d'argent qui ne fut pas sans influence sur son état nerveux; mais en réalité son déséquilibre me paraît dater de la ménopause qui s'est accomplie voici sept ans, et qui a duré quatorze ou quinze mois.
Je n'ai point pensé que, chez cette malade, le traitement tonique et la suralimentation fussent indiqués \ Je l'ai mise au régime lactp-végétarien, et soumise, tous les deux jours, à des injections d'une soixantaine de
(1) En vérité, j'ai tâtonné assez longtemps avant d'appliquer à mes neurasthéniques à hypertension un traitement vraiment rationnel. J'avais remarqué, dès le début, que certains d'entre mes névropathes se trouvaient beaucoup mieux des grands bains statiques calmants que de la stimulation par les étincelles et par le sérum concentré. Et peu à peu, j'ai lini par me rendre compte que la névrose peut accompagner l'artério-sclérose et s'accommoder de l'hypertension artérielle.
grammes d'une solution saline à 7,3 p. 1000. L'urine qui était fort rare, s'est élevée, au bout d'une dizaine de jours à 15 et 1 800 grammes. Le graphique fait voir que la pression sanguine s'abaisse, tandis qu'augmente la vitesse du cœur et que s'accentue le pouls périphérique.
Mme B**% 61 ANS.
Moit J
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