LA QUESTION D'ORIENT
Toute la politique européenne dans le Levant, cette constatation «et devenue une banalité, a évolué autour de l'Empire ottoman, dont le démembrement plus ou moins déguisé a commencé immédiatement après la clôture du Congrès de Vienne et, non moins que les affaires d'Italie ou d'Allemagne, a donné naissance à d'innombrables négociations diplomatiques, lesquelles ont à leur tour abouti à un nombre presque aussi considérable de traités» ^conventions, déclarations, etc.» se succédant et s'enchevètrant au gré des événements renaissant sans cesse en Orient ou des combinaisons changeantes de la politique extérieure des grandes puissances. C'est la célèbre question d'Orient I
On devine aisément que le classement des textes qui s'y rapportent ne soit pas commode. H faut nécessairement avoir recours à des divisions purement idéales, c'est-à-dire à l'arbitraire. Les inconvénients de cette méthode seront d'ailleurs compensés par la ikciirté qu'elle apportera dans les recherches.
Nous avons donc groupé les textes dans l'ordre suivant :
i^ Les deux principaux textes relatifs au régime des Européens •en Turquie;
^ Les traités qui ont mis fin à la première crise d'Orient et d'où est sorti le royaume de Grèce;
3<^ Les traités qui ont précédé, clôturé ou suivi à une date rapprochée le Congrès de Paris, mettant fin à la deuxième crise;
4<» Les traités qui ont été la conséquence de la guerre russoturque de 1877-1878 et qui ont terminé la troisième crise;
5<^ Les traités qui ont consacré l'annexion de la Bosnie-Herzégovine à l'Autriche et la proclamation de l'indépendance de la Bulgarie, mettant fin à ce que nous appellerons la quatrième crise.
128 BUROPI ORIENTALE
Enfln, dans un sixième chapitre, nous avons groupé les règlements relatifs à certaines parties de l'Empire ottoman, Samos» Liban, Crète, Danube, qui ont eu pour conséquence de diminuer, dans ces parties, la souveraineté de l'empire ottoman, ou de la soumettre à un contrôle international.