‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 2)Chapitre 119 sur 155 · Le Père Hubin (H. 19. L · texte numérisé non relu

Le Père Hubin (H. 19. L

Les états sont excessivement nombreux et témoignent des hésitations de l'artiste

1. Préparation Le vêtement est comme tigré et la figure grêlée. — 2. Taille verticale sur le fond. Le vêtement fait.

— 3. La figure pâlie. — 4. Les yeux et roinbre des sourcils bien accentués. — 5 et 6. Les rugosités de la peau très atténuées. Beaux états. — 7. Modelé sur toute la figure, le nez est plus pincé. — 8. Modelé de la lèvre supérieure et du menton, qui forme comme une tache plus pâle. — 9. Le menton ne se détache plus en clair. — 10 à 13. Retouches.

— 14 à 16. Trace de signature F. Gail. — 17 et 18. Cette indication de signature est effacée par deux traits. — 19. Terminé, Etat de remarque avec une tète d'Ignace de Loyola de profil dans la marge inférieure : sur quelques épreuves, marques de burin en X sur la marge. — 20. Epreuve ordinaire Aspect de photogravure. Publication dans la Gazette des Beaux-Arts de 1885.

43. LES PÈLERINS D'EMiMAÙS , daprès Rembrandt, 1884, iu-foL (H. 39. L. 38). (Société française de Gravure )

Nombreux états. Signalons seulement :

1. Préparation au trait. — 2. Une première taille sur quelques i)arties de la planche. — 3. Une seconde taille. — 4. La planche presque couverte. La figure du sei'viteur est blanche. — 5. Les mains des personnages et la nappe restent blanches. — 6. La nappe seule reste blanche. Superbe état, très lumineux. — 7. La planche entièrement couverte. Bien choisir entre les épreuves. — 8. Signé F. Gaillard à la pointe à gauche. 51 fr. 1886. — 9. Signé au trait. — 10. État de publication. (Généralement tiré trop noir.)

Un fragment de la planche a été publie dans la Gazette des Beaux-Arts.

Le graveur était vraisemblablement las de s'entendre dire qu'il ne pouvait graver que les peintures calmes et lisses, il a donc voulu montrer ici une nouvelle face de son talent, en abordant Rembrandt et en .s'attaquant à la couleur, que Gaillard, d'ailleurs, considère comme une chose secondaire ou , suivant sa propre expression , comme une simple confiture qu'on étale sur le dessin. On a beaucoup discuté sur le mérite de sa planche qui reproduit avec une incroyable fidélité la touche, le moindre coup de pinceau de l'original. — Mais rend-elle, disait-on, cette lumière ambiante qui règne dans toute la peinture (lorsqu'on la voit par un jour favorable)?

— Là-dessus , des dissertations à perte de vue. L'estampe n'en est pas moins très remarquable.

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