LA SŒUR ROSALIE, de face. (H. 19. L
Sur la Sœur Rosalie (Jeanne-Marie Rendu), 1787-1856, qui fut extrêmement populaire , célèbre par ses œuvres de charité, et à qui son dévouement valut la croix de la Légion d'honneur, voyez les dictionnaires biographiques.
1 à 4. Préparation. Le fond et la robe très noirs. — 5. Aspect plus fondu. Le fond un peu plus clair. La robe toujours noire. — 6 à 8. La guimpe est ombrée. — 9 à 10. L'ombre sur la guimpe à peu près effacée, — 11-12, A partir de ces états, le fond et la robe sont très éclaircis. Le fond était un travail très serré du rentreur de tailles: battu et aplati, il a pris l'aspect d'un lavis. — 13. Les yeux bien noirs. A partir de cet état la planche porte une tête de Saint Vincent de Paul pour remarque. — 14 à 17, Les yeux ramenés au clair, — 18. A partir de cet état les yeux sont définitivement ramenés au noir. — 19 à 21. Corrections. — 22. A partir de cet état, une marque
à l'angle gauche inférieur, formée de traits de burin croisés et presque imperceptibles, — 23 à 27. Corrections. — 28. Etat exposé eu 1886. Le fond extrêmement clair ainsi que la robe. Superbe. Tout l'intérêt est reporté sur le visage, — 29. Avec la lettre.
Voici encore une œuvre exceptionnelle, faite presque d'intuition sur des documents imparfaits ; ce n'est pas seulement le portrait de sœur Rosalie, c'est le type de la sœur de Saint- Vincent-de-Paul. Le morceau est admirable; le visage modelé avec un soin extrême éclairé par un effet de lumière tamisée par la cornette qui est extraordinaire, le vêtement traité avec une habile sobriété. 11 est difficile de résister à la tentation d'en avoir deux épreuves. Tune poussée plus au noir, avec les yeux fermés ; l'autre adoucie, avec les yeux clairs.