FANTIN-LATOUR
in-fol. en 1. — 17. Id., Elisabeth, in-fol. — 18. M, l'Étoile du soir. — 19. Autre scène du Tannhaûser (tirée à 5 épr.). — 20. Lohem/rin, prélude. — 21. Id., duo. — 22. Parsifal, in-fol. en 1. — 22 Ws. Parsifal, in-fol. — 23. Siegfried, apparition d'Eria, in-4 en 1. — 24. L'Or du Rhin, début du premier acte, dédié à M. Lascoux. — 25. Id., fin du premier acte. — 36. Le Crépuscule des dieux, in-fol.
(Brahms.) 27. Rinaldo, essai (rare). — 28. Id., in-fol. — 29. Poème d'amour.
30-36. Album de sept lithographies grand in-fol. (H. 40 à 45 cent.) : Frontispice avec cartouche aux noms des quatre musiciens. — Manfred , apparition d'Astarté. — Herold. — Le Vaisseau fantôme., Senta et le Hollandais. — Siegfried, évocation d'Erda. — Parsifal, les filles-fleurs. — Poème d'amour.
37-43. Album de sept lithographies grand in-4 (H. 30 cent.); Frontispice. — Manfred, Astarté. — Les Troyens, duo d'Enée et de Didon. — La Valkyrie, Sieglinde donne à boire à Siegmund. — La Valkyrie , Wotan endort Brunehild. — Le Crépuscule des dieux , Siegfried et les filles du Rhin. — Rinaldo, Renaud abandonne Armide.
44. Siegfried, évocation d'Erda, in-4. {Revue loagnérieiine, 1885. — Car il y a une « Revue wagnérienne ». )
45-58. Suite de quatorze lithographies nouvelles pour Richard Wagner, sa vie et ses œuvres, par Adolphe JuUien, un vol. in-4, dédié à Fantin-Latour (Librairie de l'Art, 1886).
Le jour ou nous exécutâmes Tannhaûser sans autre forme de procès, et sans appel, nous mîmes les torts de notre côté. Wagner voulut se venger eu maniant la plaisanterie comme l'on sait; par bonheur, il fut inepte, et mit les torts du sien. Nous voilà manche à manche. Maintenant c'est nous qui revenons et chantons sa gloire dans un beau volume qui s'enlève rapidement. Qu'on dise que nous ne sommes pas gentils !
Fantin-Latour est d'ailleurs un wagnérien agréable, et M. Adolphe Jullien un wagnérien raisonnable. Ceci a besoin d'être dit ; car si le Français est rarement wagnérien , lorsqu'il se met à l'être, il l'est révolutionnairemcnt et sans frein. Le vrai wagnérien français est un fanatique à froid , qui veut désaffecter l'Opéra pour en faire une chapelle expiatoire à Wagner, un sectaire qui vous happe au passage
pour vous démontrer que la mélodie et le « couplet » doivent être envoyés à réchafaud. Le « couplet », c'est tout ce qui ressemble à une idée. La marche du Tannhaûser elle-même est indigue do Wagner, comme contenant une superbe phrase. On lui pardonne pour une fois, mais il n'en faut plus. Dieu vous garde d'essuyer les théories des wagnériens français; mieux vaudrait être la proie du dieu Wotan luimême.
Il y a aussi le wagnénen qui se soucie de Wagner comme d'un fétu , mais s'en sert comme d'un pavillon , pour essayer de faire passer le décadentisme et la déliquescence. Méfiance! méfiance!