FIELDING
on stone . 1829 , suite imprimée chez Motte ; — Croquis par Newton Fielding, 1829 (chezGihaut); — plusieurs planches pour l'ouvrage du baron Taylor ; — Canard sauvage, eaa-forte.
FINDEN (E. ET W.), graveurs au burin (genre keepsake ) , très employés par la librairie vers 1835, époque où faire graver « avec la perfection des Anglais » était l'idéal rêvé.
(Tellement rêvé que nos éditeurs publiaient des Keepsakes français, illustrés « parles premiers artistes de Londres » : c'est ce que, dans le boniment des préfaces , ils appelaient faire valoir Vune par Vautre la littérature française et la gravure anglaise. Voir :
Keepsake français , ou souvenirs de littérature contemporaine, réunis par S oulié, Paris, 1830-31, 2 vol. in-8 : l'un d'eux dédié à la reine Marie- Amélie , avec son portrait par Thompson d'après Hersent.
Paris-Londres , keepsake français, 1837-42, Paris, Delloye, 5 vol. in-8.)
Mais on finit par comprendre que la gravure de keepsake est le pire des genres : c'est la fadeur même , la monotonie et la mécanique. C'est audessous de la plus infime lithographie. C'est du métier, qui n'a rien de commun avec l'art. Elle disparut de nos livres.
1. ITALY, a poem , by Samuel Rogers. London , 1830, m-8. — POEMS, by Samuel Rogers. 1834, in-8.
Les vignettes à'Ttaly ne sont pas signées. Celles de Poems sont de Turner et Stothai'd , gravées par Finden , Goodall , Miller.
Les beaux exemplaires de ces deux charmants volumes sont très recherchés en Angleterre : ils ne le sont pas moins en France, puisqu'ils ont été cotés jusqu'à 1200 fr.
2. NOTRE-DAME DE PARIS . par Victor Hugo , édition de Renduel, 1836, un vol. in-8 avec 12 aciers d'après L. Roulanger, A. et T. Johannot et autres, gravés par Lacour et les Finden.
Première édition illustrée du célèbre roman. Elle est aujourd'hui recherchée (un exemplaire vendu 250 fr. en 1886, avec les figures à l'adresse de Renduel et une reliure typique en veau, gaufré à froid d'un décor de cathédrale). Gomme on le sait, les relieurs de 1830 mettaient volontiers des fenêtres ou des rosaces d'église gothique sur les plats de n'importe quel livre.
Les reliures à la cathédrale , d'ailleurs grotesques , n'en sont pas moins caractéristiques d'un temps, et très goûtées aujourd'hui des bibliophiles, sur des livres d'un romantisme décidé. On se garderait bien de leur faire « casser les reins », maintenant qu'on a mis en honneur ce juste principe : Les livres d'un temps , dans la reliure de leur temps.
Avoir la reliure « à la cathédrale » sur Notre-I)a))ie de Paris est le dernier mot du piquant : comme on dit en bibliophilie, c'est un livre drôle. Si au lieu d'être sur l'édition de 1836, cette reliure était sur l'édition originale, qui sait ce qu'on la ferait payer, 2500 francs peut-être! (i)
(1) L'exemplaire de l'édition originale des Jeunes-France , de Théophile Gautier, dpns une reliure en maroquin au décor de cathédrale, provenant de la bibliothèque Paillet, a été vendu 1200 francs.
La vente de la bibliothèque de l'aimable président de la Société des Amis des Livres fut le gros événement de l'année 1886 pour le monde des