RENAN, in-4 en
35. Le comte de Rosen, in-4. — 36. Dimanche matin, intérieur suédois, in-4. — 37. MUe Olga B***.
ZWINGER. 309
ZWINGER (Jean -Baptiste -Ignace), dessinateur et lithographe , né- à Paris en 1787 , élève de Leguay.
Recueil de douze sujets représentant V histoire de V Amour, médaillons ronds in-8, d'après Al.-Ev. Fragonard , 1824. Ces lithographies sont assez fines.
Le Bonheur d'une mère. — L'Abandon , Le Regret inutile. — Le Prix de Sagesse, 1826. — Le Lait de Chèvre. — La Jardinière, La Vendangeuse. — Psyché.
Suisse, jeux et usages, album d'après Vogt.
Les Soins maternels : Mallet. — La Visite à la nourrice: MmeLescot. — La bonne Mère: Duval Le Camus ;
Hèrodiade : L. de Vinci, gd. in-fol.
Voici terminé l'essai d'inventaire des estampes du XIXe Siècle, que nous annoncions en 1885.
Fidèle au programme que nous nous tracions alors, dans notre Avertissement* nous avons passé en revue deux mille artistes et analysé ou énuméré leur œuvre, non pas suivant la méthode ordinaire, — qui consiste à tout décrire avec le même détail et sans prendre parti sur la question de la valeur d'art des pièces, — mais suivant une méthode nouvelle, proportionnant l'étendue et le détail des catalogues au mérite et à l'importance des artistes ; en d'autres termes, donnant autant que possible une physionomie à chaque catalogue, et surtout faisant ressortir en vedette, sans hésitation possible, le trait dominant de chaque œuvre et ses pièces capitales.
310 LES GRAVEURS DU XIXe SIECLE.
Assurément cette méthode comporte une certaine dose d'arbitraire : qui sait ce que l'avenir fera de nos jugements sur les contemporains ? Il en cassera sûrement une partie, rabaissant certains sur lesquels nous nous faisons illusion, et exaltant, pour une raison d'art, ou de sujet, ou de document, telle pièce à côté de laquelle nous passons sans nous y arrêter.
Dans l'ensemble cependant , — et sauf erreurs et omissions de détail , — nous ne craignons pas d'avancer que nous avons bien mis graveurs et estampes à leurs plans relatifs, et que le collectionneur qui réunirait ce que nous avons indiqué comme de premier ordre posséderait à coup sûr tout l'essentiel de l'estampe du XIXe Siècle.
D'accord jusqu'au bout avec notre affirmation du début, nous avons jugé « non en critique d'art, mais en amateur et en curieux, prenant les artistes comme ils sont, ne leur demandant que ce qu'ils font et nous tenant pour satisfait s'ils le font bien ; enfin, complètement dégagé du fatal préjugé qui porte à voir le temps présent inférieur en tout aux temps d'autrefois ».
Cette liberté d'esprit nous a permis de constater, a cent reprises différentes, la vitalité et la force de l'Estampe au XIXe Siècle, particulièrement de l'estampe originale, par laquelle notre siècle — grand dans l'estampe comme en tant d'autres choses ! — peut aller de pair avec ses aînés.
Nous ne reviendrons pas sur la situation actuelle de la gravure et de l'estampe : nous nous en sommes expliqué déjà, à la suite de la dernière Exposition Universelle, dans notre note sur « L'Estampe en 1889 ».
Ce que nous voulons constater en terminant, c'est la position particulièrement favorable, considérée, qui depuis quelques années est faite à l'Estampe, et à celui qui la produit, et que d'une façon générale nous appelons ici « le Graveur ».
S'agit-il des occasions de se montrer ? Aucune ne leur manque. L'Estampe et le Graveur ne sont plus victimes, en aucune circonstance. Signe des temps, la Peinture, au Salon, a enfin cessé de reléguer l'Estampe dans des culs-de-sacs inexplorés du visiteur ; elle lui offre désormais une belle salle, bien au passage, bien en vue. En dehors du Salon, qui veut se montrer, le peut. Il a le Salon du Champ-de-Mars, s'il est dissident de tempérament. S'il est buriniste, il a l'exposition du burin, au cercle de la Librairie. S'il est peintre-