‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 4)Chapitre 35 sur 161 · Pierre-Antoine · texte numérisé non relu

Pierre-Antoine

Pierre-Joseph , IAntohœ- FrançoisI flVeur geographe.

.naître planeur, Tardleu rEstrapade,) .„,„..„ i marie deux fois „.„«,, ,pn™hp / Amhkoise ,

Claude, ) eut 5 enfants / graveur-géographe, f (H88-1K-11.

chaudronnier. \ de

\ Pierre -Alexandrb

I son premier mariage (1756-1844).

et -21 du second , \ - i

\ parmi lesquels : J Jean baptistb , »l I né en 1768,

■ graveur-géographe.

Louis,

tué aux massacres

de Septembre.

Nicolas-Henri, ( Jacques-Nicolas, l Jean-Charles,

(1674-11491 ) (1716-1791) 1 dit Tardieu-Cochin ,

marié à Marie j marié à ) peintre

Horthemels. f Elisabeth Tournay. [ 1765-1830).

72 LES GRAVEURS DU XIXe SIECLE.

du dix-neuvième, et la fin du dernier siècle coupe en deux parts exactement égales sa longue carrière. (Mort en 1844 à quatre-vingt-huit ans, Tardieu avait quarante-quatre ans eu 1800).

Il grava surtout le portrait. Au xvme siècle. Voltaire d'après Houdon pour l'édition de Kehl, le médecin Dubreuil, Frédéric-Guillaume, Castéra, La Pérouse, Blauw, Mme Deshoulières , Huber, Montesquieu, Stanislas -Auguste, Christine de Suède, le Comte d'Arundel d'après Van Dyck (un chef-d'œuvre), le grand portrait de Lvof Nicol d'après Levitzky (autre chef-d'œuvre, quoique peu connu); un Lepelletier Saint- Fargeau d'après David, aussi rarissime que le Marat gravé par Morel ; des assignats, des tètes de lettres pour le Ministère de la Marine ; les Adieux de Louis XVI à sa famille d'après Monsiau ; enfin, en l'an VII, le très grand portrait de Barras en costume de Directeur , d'après Hilaire Ledru : il est traité , dit Renouvier, avec une magnificence de représentation qui peut le faire mettre en pendant avec n'importe quel potentat ; en habit, manteau richement drapé, bas de soie, chapeau à panache, baudrier et écharpe à franges d'or ; la tète, coiffée à poudre, ne manque ni de dignité ni de finesse.

Par ces œuvres Tardieu, comme Bervic, assurait la permanence de notre art du burin et lui faisait franchir le périlleux défilé de la période révolutionnaire.

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