TARDIEU
Prenons maintenant son œuvre au xixe siècle:
Bonaparte, premier Consul : Isabey : médaillon in-8. — Washington, id.
Alexandre Ier : Kuchelchen, in-fol.
Napoléon, pour la publication du Sacre.
Napoléon : Muneret, 1810, ovale in-8.
Napoléon, masque rayonnant, d'après Dabos, terminé par Aubert sourd-muet.
La reine Louise de Prusse : Vigée-Lebrun, in-8.
Demoustier, in-8.
Ney : Gérard, in-4.
Mu rie- Antoinette, en pied, pressant des lys sur son cœur : Dumoni, gd. in-fol. Très belle planche.
Voltaire: Houdon,in-8, 1817.
Montaigne, in-8, 1818.
Germain Gallard : Loir, in-4.
Charetie, in-8.
Alexandre Bavai: Boilly, in-8.
Volney, buste, in-8.
Comme reproductions de peintures :
Saint Michel terrassant le démon : Raphaël, 1806 : — et divers autres morceaux d'après Raphaël.
La Communion de Saint Jérôme'. Le Dominiquin, grand in-fol. Un des remarquables morceaux de gravure de ce siècle (*). L'aimée de son exposi-
(1) Cela fait peine, en vérité, d'entendre aujourd'hui certains critiques parler de gravures de reproduction ayànl la valeur de cette planche d'Alexandre Tardieu ! Un mot tranchant , méprisant , et c'est jugé ! C'est
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tion (1822), Tardieu reçut la croix de la Légion d'honneur et entra à l'Institut.
Ruth et Boo: : Hersent. (Il en a été fait une parodie lithographique, avec des tètes de chiens, sous le titre : Diane et Médor).
Marie de Médicis et Louis XIII , Sully et Louis XIII : Mme Hersent, etc.
Le portrait d'Alexandre Tardieu a été gravé par Henriquel, d'après le dessin d'Ingres f1).
TARDIEU iAmbroise), 1788-1841, graveur et marchand d'estampes, neveu et élève du précédent. — Il a produit une formidable iconographie au pointillé : Collection de tous les "personnages célèbres, 1820-28 : on y trouve les portraits de beaucoup de
» vieux jeu », c'est « institutard », ce n'est pas « dans le train », c'est « ennuyeux » , c'est « encombrant » , etc. Assurément , les grandes estampes de reproduction sont d'un format à ne pas entrer dans les portefeuilles de dimension maniable; ce sont des estampes d'encadrement : elles n'atteignent généralement pas en vente publique les gros prix des estampes originales, leurs sujets ne sont pas de ceux que les collectionneurs d'estampes modernes recherchent, attachés qu'ils sont (nous ne les en blâmons pas) aux sujets de mœurs, de modernité, d'actualité, ou bien encore aux savoureux caprices de l'eau-forte. Et après ? Qu'est-ce que cela prouve ? Sinon que ceux qui parlent ainsi ont un parti pris en matière de gravure. Il n'y a rien de commun entre la gravure de reproduction, qui est la véritable gravure (la gravure, c'est la taille), et la gravure originale, qui est à proprement parler un mode particulier de dessin et qui doit être considéré comme une annexe de la peinture. Mais, parce que l'on aime passionnément l'une, ce n'est pas une raison pour ignorer et même pour injurier l'autre. Il faut savoir apprécier les deux !
(!) Voir, sur Alexandre Tardieu , une notice avec catalogue par Emile Galichon, dans la Gazette des Beaux-Arts (tome XIV, p. 222).