‹ Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes (volume 4)Chapitre 38 sur 161 · Sujets divers · texte numérisé non relu

Sujets divers

La Nymphe de la Seine au tombeau du général Foy. (Bernard Prost , N° 597).

Six scènes de la vie de Napoléon : Couverture et 5 p., chez Osterwald (599-604).

Album théâtral, scènes de diverses pièces de théâtre; 1827, 12 p. (605-616).

(!) Octave Tassaert , Notice sur sa vie et Catalogue de son œuvre, par Bernard Prost. Préface par Alexandre Dumas fils. Baschet, 1886, gd. in-8. Le catalogue comprend les tableaux , dessins , gravures et lithographies ; il est accompagné d'une nombreuse et très intéressante série de reproductions.

Citons l'appréciation de M. Prost sur les lithographies de Tassaert :

« Le dessinateur renferme, à l'état de chrysalide, tout le Tassaert futur. » A trente-cinq ans , sa genèse est complète : genre , histoire , religion , » mythologie, allégories, etc. Il a parcouru tout le cycle où son pinceau doit » ensuite se mouvoir avec mainte réminiscence de quelque ancien crayon. » Ce sont déjà ses divers genres et jusqu'à plusieurs de ses types de » prédilection ; c'est déjà tout un répertoire emprunté à la fantaisie et à la » réalité, aux traditions historiques et religieuses, en même temps qu'aux » boudoirs et aux mansardes ; scènes familières ou sentimentales , mys- » tiques ou voluptueuses, curieux mélange de Saintes-Familles, de Christs » en croix , d'enfants d'Edouard , d'apothéoses de Napoléon , de Vierges , » de Vénus , de Madeleines , d'odalisques , de grisettes , d'orphelins au » cimetière, de liseuses au coin du feu, de dénicheurs d'oiseaux, de filles » séduites, de peines d'amours, de rêves d'amours, etc., etc.; le tout inter- » prêté souvent dans le goût du jour et pour les besoins de l'imagerie. » Mais à travers un fatras d'estampes démodées on pressent bien l'artiste » à venir, avec ses envolées inégales d'esprit tourmenté, avec son sentiment » expressif dans les genres les plus divers, avec l'affirmation déjà de sa » note dominante : la préoccupation sensuelle de la beauté féminine. »

On voit que Tassaert n'était pas à court de sujets, comme lithographe et comme peintre. On l'eu a blâmé. « On lui a reproché », dit Alexandre Dumas fils , dans sa préface, « d'être littéraire, c'est-à-dire de s'être efforcé » de donner un intérêt psychologique à quelques-uns de ses tableaux et » d'en faire jaillir une émotion ou une pensée. Je sais bien qu'aujourd'hui, » pour toute une école, l'exécution d'un morceau suffit; mais on n'arrivera

Les Indiens de la tribu des Ossages arrivant en fiacre à Paris (618).

Trait sublime de l'enseigne Bisson (625).

Le Doux Rêve (626).

Le Songe, La Préférence (627-628).

Vénus triomphante , Vénus sortant du sein des eaux (630-631).

Le Temps fait passer l'Amour, L'Amour fait passer le temps (632-633).

Fanfan-Lolotte (636-637).

Portrait de Léon Tassaert fils (644).

Portrait du lithographe Julien, très bonne lithographie.

» jamais à refuser à un tableau le droit d'émouvoir, de faire réfléchir ou » rêver celui qui le regarde. Si je m'absorbe dans le grand salon du » Louvre, pendant des heures, devant La Mise au tombeau, devant » La Vierge au voile, devant VAnliope , Le Solitaire , Erasme ou La » Joconde , ce n'est pas seulement parce que ce sont de beaux morceaux » de peinture , mais parce que je sens à travers l'admirable manière de » voir d'un oeil et l'admirable façon de rendre d'une main , la pensée » d'un esprit , même dans un simple portrait. Tassaert est de cette école » et je lui en sais gré ; il en est dans la proportion de ses forces et de son » temps. »

Nous touchons ici à la grande querelle du morceau contre le sujet, dans laquelle il y a un fonds de juste, mais dans laquelle aussi on arrive à des exagérations ridicules, et à des idées funestes. « Depuis Diderot », crient les partisans du « morceau », « on n'a jamais fait de critique d'art que sur le sujet. Il est temps que cela cesse. Parlez-nous désormais de ce qui compte en art : de l'exécution, du morceau ! » Et jusque-là ils ne sont pas dans leur tort. Mais ils s'y mettent bien vite par des exagérations et des fanatismes étranges : « Sus au sujet ! plus de sujet ! qu'on nous en débarrasse! nous voulons la suppression de tout sujet ! pour tableaux, rien que des morceaux ; des morceaux d'une belle et succulente matière, qu'on pourra regarder indifféremment la tête en haut ou la tête en bas ; plutôt même la tète en bas, afin de faire abstraction de toute trace de sujet ! » Alors , dans le feu de l'excitation et du paradoxe , on ne se connaît plus ; alors commence l'extermination en règle de tout ce qui dans la peinture porte un nom , de tout ce qui dans les tableaux, jouit d'une célébrité ; puis on s'approche du mur de l'atelier, on y découvre quelque esquisse, ou quart d'esquisse d'un inconnu, qui représente une pipe culottée ou l'anse d'une tasse à café, ou telle autre absence de sujet , et alors ce sont des admirations colossales, et voilà » de la peinture », et le Sacre de David n'est qu'un mauvais tableau , etc !!I

Deux scènes de Henri III (645-646).

Pièces de Y Album périodique , sujets divers lith. par Tassaert ou H. Garnier (647-656).

Trois scènes de L'Ane Mort, Badinage, Espièglerie, Le jeune Dénicheur d'oiseaux , La petite Fille et son chien , Les Œufs frais, Les Cerises, L'Oiseau.

Le petit Oiseau (657).

Le Manteau, suite de 4 p. (659-662).

Les Jeunes Orphelines (670).

Peine d'amour, 1830 (671).

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