TARDIEU
personnages de l'époque de la Restauration que l'on chercherait vainement ailleurs.
Galerie des Uniformes des gardes nationales de France, publiée avec l'approbation de Monsieur, et dédiée à S. A. R. par Ambroise Tardieu, garde national de la onzième légion et graveur du comité et de l'état-major de la garde nationale, 1817. Couverture et 27 pi. in-8.
Colonne delà Grande- Armée, 1822, in-4, 36 pi.
Planches et cartes pour Anacharsis, Victoires et Conquêtes, Histoire Universelle de Ségur, divers atlas. Ambroise Tardieu était graveur-géographe de la Marine, du Dépôt des Fortifications, et de l'administration des Forêts (1).
TASSAERT (Jean-Joseph-François), était le lils du sculpteur Jean-Pierre-Antoine Tassaert, né à Anvers en 1729, mort à Berlin en 1788. J.-J.-F. Tassaert naquit à Paris pendant que ses parents y séjournaient en 1765 : il passa sa jeunesse à Berlin, s'y maria, puis, vers 1792 vint se fixer à Paris, où nous le voyons graver au pointillé les portraits de Camille Desmoulins, de Charlotte Corday, de Carteaux, de Brune; un 31 Mai et un 9 Thermidor d'après Harriet, etc. Après avoir gravé des portraits de républicains , il grava plus tard ceux de Bonaparte, de Napoléon empereur dans une gloire
(!) Son fils, Ambroise Tardieu, fut le médecin légiste bien connu.
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céleste, de Marie-Louise', puis, en 1814, une allégorie sur la Cli h le il a Tyran. Ce qui fait que Henouvier, indigné, et d'ailleurs assez volontiers préoccupé des effets de style incisif, trouve à propos du procédé employé par Tassaert cette étonnante épitliète : son pointillé n/ était qu'une selle à tous cher aux!
Tassaert a gravé le portrait de M. Dupin, avocat; des Fleurs d'après Redouté, etc. Il est mort vers 1835 ' .
TASSAERT Paul), pointilleur et éditeur, fils aîné du précédent. — A fourni un fort contingent à l'imagerie de la Restauration : tableaux de piété pointillés d'après les maîtres et d'autres que les maîtres: Jésus-Christ et la femme adultère: Le Titien ; La Confession, La Communion : Soinard : — portraits de Léon XII, Charles X, Wellington, etc. ; — sujets divers : La Ménagère, La Coquette: Présents de noce, Toilette de la mariée ; Lu Moisson, La Y ni d nnge', Qu'en dites-vous Monsieur?, Charmant, délicieux!, etc. Il est mort en 1855.
TASSAERT Octave;, peintre et lithographe, né à Paris en 1800, mort par suicide en 1874, frère
(1) Henriette Tassaert . sa sœur, a gravé le portrait de son père J. P. A. Tassaert. — Philippe- Joseph Tassaert (son oncle?) ne a Anvers en l~3ij, mort en 1803 , a été graveur a Feau-forte et en manière noire.
du précédent. Il travailla de bonne heure (^ à la gravure sous la direction de son frère Paul et passa quelque temps dans l'atelier de François Girard. Mais dès 1817 il abandonna la gravure pour la peinture.
Octave Tassaert a beaucoup lithographie, de 1825 à 1838. Quelquefois. — rarement. — un morceau d'un crayon effurné, clair de lune, montre que l'artiste avait l'étoffe d'un lithographe remarquable dans le mode blond. Le portrait qu'il nous a donné du lithographe Julien en est la preuve. Mais, au fond, il s'adonnait à la lithographie sans enthousiasme et sans conviction, par nécessité : ce fut, un moment, le plus clair de ses moyens d'existence. Pour gagner les quatre-vingts ou cent francs des éditeurs il faisait à volonté tous les sujets demandés : Napoléon ou l'enseigne Bisson , les journées de 1830 ou des macédoines ; l'histoire, l'anecdote, la piété, la gaudriole i surtout : il allait, suivant sa propre expression, « du folichon aux larmes », du religieux au graveleux. L'œuvre futur du peintre, du « Corrège de la mansarde », du « Prud'hon des pauvres », est en germe dans ce salmigondis.
Des cent et quelques lithographies de Tassaert
(*) « Le père Tassaert , qui avait quatre fils et une fille, avait pour principe de mettre ses fils à la porte de chez lui le jour même qu'ils atteignaient douze ans. Pour la fille, il prolongea la limite jusqu'à seize ans. » (Bernard Prost).
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et de celles qui ont été exécutées d'après lui par divers, il existe un catalogue, par Bernard Prost (*) .